Vivre sous l’occupation (4) à QUSRA

31032012

 

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Abedalatheem Wadi, membre du comité rural de Qusra et son fils.

Entretien avec Abedalatheem Owda,  membre du comité rural de Qusra, le 2 février 2012.

Qusra est un village d’environ 6000 personnes, situé à une vingtaine de kilomètres au Sud de Naplouse. A l’instar de beaucoup de villages palestiniens, 60% des habitants de Qusra sont des paysans. Bétails, maraîchage, oliveraies et vergers d’arbres fruitiers font vivre la population depuis des siècles. La terre de Cisjordanie est naturellement fertile, un endroit idéal pour la culture. Oui, mais voilà, depuis la « Nakba » (la « catastrophe » ou le « désastre ») de 1948, tout a changé. 

Qusra est entouré de plusieurs colonies. Dans les années 80, la colonie illégale israélienne de Migalim s’installe tout près du village. « Nous arrivions à vivre ensemble, les habitants fréquentaient même nos épiceries », affirme Abedalatheem Owda. Et puis, en 2008, d’autres colons sont arrivés et ont investi la montagne de Jaloud qui surplombe Qusra. « Au début, ils se sont installés au sommet et vivaient dans des mobil-homes. Ils cultivaient quelques terres puis, ils sont descendus jusque dans les plaines et ont commencé à casser nos oliviers. Ils sont aujourd’hui une quarantaine», poursuit le membre du comité rural. Il s’agit de la colonie illégale (illégale comme l’est toute colonie au regard du Droit International) d’Esh Kodesh.

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Vivre sous l’occupation (3) : Face au mur et aux colons

25032012

Entretien avec Hani Ameer, habitant du village de Mas’ha (district de Qalqilya), dans sa maison située entre le mur de séparation et la colonie d’Elkana, le jeudi 9 février 2012.

 

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Hani Ameer a passé sa vie à résister, étranglé entre le mur de séparation et la colonie d’Elkana.

C’est une histoire comme il y en des milliers d’autres en Palestine, c’est l’histoire de toute une vie, celle d’une lutte pour le droit d’exister.

Hani Ameer à 54 ans. Son père est né dans le village de Kufur Kassem et a été contraint de fuir après le massacre de quarante-neuf habitants perpétré par l’armée israélienne le 29 octobre 1956.

Il s’est donc installé dans un autre village appelé Mas’ha. Hani  a lui aussi acheté une terre pour y construire sa maison et y établir sa propre famille en 1973. A l’époque, il n’y avait pas de colons. « Ils ont commencé à arriver un peu plus tard entre 1976 et 1978. Petit à petit, Israël a commencé à confisquer toujours plus de terres. Depuis la fin des années 70, Mas’ha a été amputé d’environ sept kilomètres carrés, soit 80% des terres du village, au profit de la colonie illégale d’Elkana », explique Hani Ameer.

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Vivre sous l’occupation (2) : entretien avec Ghassan DAGHLAS

22032012
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Les agressions des colons ont augmenté de 45% en 2011 par rapport à 2010 (chiffres de l’ONU). Ici, une famille au lendemain de l’incendie de sa maison par des colons.

Entretien réalisé le 1er février 2012 avec Ghassan Daghlas, fonctionnaire de l’Autorité palestinienne, chargé de la surveillance de l’activité des colons et de la colonisation dans le Nord de la Cisjordanie.Ghassan Daghlas est chargé de recenser chaque agression perpétrée par l’armée israélienne et les colons à l’encontre des Palestiniens. Il entre ensuite en contact avec le département des affaires civiles palestiniennes afin d’entamer une procédure judiciaire devant les tribunaux israéliens

« Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité Palestinienne, dit qu’il ne serait pas surpris si les Israéliens ouvraient une colonie dans son propre bureau. Cela traduit à quel point la situation est tendue, l’assaut est continu. Depuis 1967, après la défaite des armées arabes, les Israéliens n’ont jamais cessé de coloniserla Palestine. La colonisation s’est davantage accentuée à partir des accords d’Oslo en 1993. L’opinion mondiale considère ces derniers comme une période de paix alors qu’en réalité, il s’agit d’un durcissement des conditions de vie du peuple palestinien», explique le fonctionnaire.

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Les secrets les mieux gardés de Naplouse (3) La maison de WAEL ZUAITER (1934-1972)

20032012

Les secrets les mieux gardés de Naplouse (3) La maison de WAEL ZUAITER (1934-1972) dans secrets de Naplouse P1010448-300x200

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le 29 de la rue An Najah al qadim

Au 29 de la rue An Najah al qadim, à Naplouse, se trouve une belle demeure, dessinée par Adel Zuaiter (1897-1957),  où résident les volontaires de Project Hope : au rez-de-chaussée, les filles, au premier étage les garçons et au deuxième Nayla, la propriétaire, fille de Adel Zuaiter, une charmante dame âgée qui prend plaisir à la compagnie des volontaires internationaux.

Dans son salon, une photo encadrée de son frère, Wael Zuaiter, dans sa bibliothèque, « For a palestinian : a memorial to Wael Zuaiter », de Janet Venn-Brown, publié en 1979 (non traduit en français).

 

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Wael Zuaiter ( 1934-1972) a  grandi dans cette maison.

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Une des 13 balles tirées contre Wael Zuaiter a traversé l'exemplaire des "1001 nuits"

Lorsqu’il est assassiné par le Mossad, devant chez lui, Piazza Annibaliano, à Rome, le 16 octobre 1972, il portait sur lui un exemplaire des « 1001 nuits », qu’il traduisait de l’arabe en italien. Douze balles sont entrées dans le corps de Wael, une treizième a transpercé le livre et s’est logée dans sa colonne vertébrale. Janet Venn-Brown, l’amie , artiste-peintre australienne, de Wael, a caché ce livre pendant trente ans et en a fait don  au centre Wael Zuaiter à Massa Carrara , en Toscane.

Qui était donc Wael Zuaiter , que l’on peut voir brièvement, en figurant,  dans « la Panthère rose » de Blake Edwards ? Lire la suite… »




Vivre sous l’occupation (1) : le village d’AL AQABA en zone C

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  Al Aqaba est un village palestinien situé dans le nord de la vallée du Jourdain, près de la ville  de Tubas (au Nord Est

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Haj Sami Sadeq, maire du village d’Al Aqaba « Nous aimerions que notre village puisse être jumelé avec un village où une ville étrangère, nous avons besoin de vous. »

de Naplouse). Al Aqaba est situé dans la zone C ce qui signifie qu’il  est sous le contrôle militaire et administratif israélien. Un peu après la guerre de 1967, alors qu’Israël commençait à occuper et à coloniser la Cisjordanie, Al Aqaba était entouré par quatre camps d’entraînement militaire. Les soldats israéliens effectuaient des exercices à balles réelles dans le village, conséquences : douze villageois ont été tués et trente-huit blessés, dont Haj Sami Sadeq, le maire d’Al Aqaba. « A la suite de cela, je suis devenu paraplégique à l’âge de 16 ans. Je fus le premier blessé par l’armée. Depuis, nous avons recensé 50 autres blessés et 13 morts », se souvient-il. Lorsqu’on a demandé une explication à Israël, un porte-parole militaire a répondu que le village était idéal pour l’entraînement parce qu’il ressemblait au Sud Liban.En 2003, Al Aqaba a gagné une bataille lorsque la haute Cour israélienne a répondu favorablement à une des requêtes du comité rural : la fermeture du camp militaire à l’entrée du village.Aujourd’hui, 70% des habitants ont quitté leur village, en quête de sécurité et de meilleures conditions de vie. « Nous étions 1500 habitants ici. 500 habitants se sont exilés en Jordanie et 700 autres vivent désormais dans d’autres villes tant la situation est difficile ici. Il ne reste que 300 personnes dont environ 60 enfants », poursuit Haj Sami Sadiq. Lire la suite… »




Pourquoi la question palestinienne est une préoccupation féministe

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Pourquoi la question palestinienne est une préoccupation féministe dans Edito free_palestine1-300x300

Par Neferti X. Tadiar

27 janvier 2012

J’ai récemment fait partie d’une délégation chargée d’une mission d’enquête en Palestine, sous l’égide du « Mouvement Américain pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël » (US Academic and Cultural Boycott of Israel). Elle était composée d’universitaires et de chercheurs installés comme moi-même, aux États-Unis.

Pendant ce voyage d’investigation d’une semaine, nous avons recueilli des témoignages nombreux et variés ainsi que des preuves manifestes des violences, harcèlements et humiliations, à la fois massifs et attentatoires à l’intimité personnelle, auxquels les Palestiniens sont soumis quotidiennement.

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« Bédouins du Néguev » exposition, film, conférences

2032012

Cinq semaines, du 1er mars au 7 avril, pour découvrir, dans le Nord-Pas de Calais, le sort des Bédouins du Néguev. Le programme complet sur l’agenda du blog. Plusieurs articles dans la presse régionale  :  Lire la suite… »







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