20 novembre 2010 : « Lille-Naplouse : le jumelage décliné par la musique » La Voix du Nord

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Anne-Christine Leuridan et Florence Lecocq, tout juste rentrées d’une semaine à Naplouse. PHOTO STÉPHANE MORTAGNE / Photo : La Voix du Nord

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Initié depuis une dizaine d’années, le jumelage de Lille avec Naplouse a pris cet automne une nouvelle dimension,

inédite à ce jour, avec le séjour que viennent d’effectuer une vingtaine de jeunes musiciens de la métropole. Une série de rencontres culturelles du 23 au 30 octobre, premières du genre organisées avec les Palestiniens et dont chacun des participants espère qu’elles pourront être suivies et développées.

« L’idée est partie d’une conférence l’an dernier, au conservatoire de Lille, en forme d’appel à projets », explique Anne-Christine Leuridan, qui en a été l’une des chevilles ouvrières. Violoncelliste de formation, enseignante au conservatoire de Lille, cette musicienne est à la fois présidente d’Arabesque – collectif de musiciens professionnels ancré sur Roncq – et directrice musicale de l’ensemble Arcangelo – ensemble à cordes formé de jeunes musiciens lillois.

Le temps de poser un programme pédagogique, de relayer la proposition à la ville de Lille. La persévérance et l’enthousiasme des jeunes musiciens, des relais lillois sur place à Naplouse et des contacts approfondis avec des ONG ont avantageusement permis de surmonter les difficultés administratives et budgétaires.

Sept jours durant, les onze jeunes musiciens (17-25 ans) et leurs huit accompagnateurs (musiciens professionnels, tous formés aux interventions en milieu scolaire) ont donc multiplié les concerts, conférences et autres rencontres avec les Palestiniens de Naplouse. Il y a eu notamment six concerts-conférences à l’université – avec interprètes arabes -, des rencontres dans des écoles où l’on enseigne le français ainsi qu’au conservatoire nationale Édouard-Saïd, un concert officiel dans le théâtre de l’université devant cinq cents personnes, un autre au centre culturel français. « L’idée, c’était bien sûr de susciter le maximum d’échanges autour du répertoire et des instruments de la musique occidentale dont ils sont très demandeurs là-bas. »

Les Français jouent l’hymne palestinien

Par-delà ces moments de musique, d’échanges de partitions et de répertoire, l’expérience palestinienne des Lillois a été aussi ponctuée de moments forts : une rencontre avec Nasser Arafat, neveu du grand leader, aujourd’hui l’un des architectes de la rénovation de Naplouse ; la dernière conférence à l’université, terminée par l’hymne palestinien joué par les musiciens français à la grande surprise de leurs hôtes, qui n’ont pas caché leur émotion. « On leur avait préparé cette surprise en prenant en dictée musicale l’hymne – on n’avait pas la partition. Plusieurs des spectateurs ont été émus aux larmes : « Cet hymne, nous ont-ils dit, est pour nous l’espoir d’avoir un jour un État à nous. » C’était vraiment très émouvant », se souvient Florence Lecocq, mezzo, enseignante à l’école de musique de Marcq-en-Baroeul. Le seul bémol aura été l’annulation d’une étape en territoire israélien à Safed, initialement prévue et annulée trois jours avant le départ de Paris.

Deux restitutions en forme de concerts seront proposées par l’ensemble des musiciens participants : aujourd’hui à Roncq (14 h) dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale, dimanche après-midi à la Maison folie de Wazemmes (17 h 30). •

J.-M. D.

PHOTO STÉPHANE MORTAGNE

Les rédactions de La Voix du Nord

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