12 juin 2010 « Qui sont les soutiens à la cause politique ? » Voix du Nord

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Lundi 31 mai, au petit matin, la Flottille de la liberté est arraisonnée avec force par Tsahal. Neuf morts. …

Le soir même, 1 500 à 2 000 manifestants défilent dans les rues de Lille pour s’indigner. Dimanche matin, en marge du marché de Wazemmes, rebelote. Ils sont cette fois 3 500 à scander leur solidarité à Gaza et leur opposition à Israël.

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Pendant l’opération Plomb durci qui fera près d’un millier de morts à Gaza, dont 65 % de civils, entre décembre 2008 et janvier 2009, des cortèges monstres battent le pavé. Bien plus massifs que ceux pour les retraites. Le 10 janvier, ils sont 10 000 à défiler dans la capitale des Flandres, tandis que des manifestations ont lieu ailleurs dans la région, comme à Dunkerque. Selon Jean-François Larosière, président de l’association France-Palestine solidarité Nord – Pas-de-Calais, ce cortège fut le plus gros de l’Hexagone après Paris.

Mais pourquoi une telle mobilisation et surtout qui sont ces manifestants ? Des partis politiques – Verts, NPA, PCF et quelques socialistes, plus rares, bien plus prudents sur le sujet. Des syndicats, la CGT en tête. Et évidemment des associations de soutien au peuple palestinien. Pour l’anecdote, à l’origine, les premiers soutiens politiques en France n’étaient pas à gauche voire à l’extrême gauche, mais chez les gaullistes, dans les années 70. Le Général n’avait-il pas qualifié le peuple israélien de « sûr de lui-même et dominateur » ?

« Artisanal »

Dans les cortèges, aussi et surtout, des simples citoyens : « Des purs Chtis, certes. Mais en janvier 2009, les jeunes Maghrébins ou originaires de ont constitué le gros du pavé », se souvient Nabil El Haggar, professeur et vice-président de Lille I, de nationalité jordanienne et d’origine palestinienne, en France depuis 1972. « Ils sont moins dans une approche politique du conflit que dans une approche identitaire. D’ailleurs ils s’identifient moins en tant qu’Arabes que musulmans, ce qui est une erreur puisqu’ils oublient souvent que les Palestiniens ne sont pas tous musulmans – moi-même je suis athée et mes parents chrétiens -, ce qui explique les « Allah Akbar » que l’on entend parfois dans les cortèges. Et pourtant je passe mon temps à rappeler qu’il ne faut pas tout mélanger, qu’on est là pour défendre la Palestine et pas Allah. Qu’Allah n’a pas besoin d’être défendu ou alors dans une autre manifestation. » Mais M. El-Haggar est sûr d’une chose. « Ce qu’on fait au peuple palestinien est injuste et cette injustice est partagée par tous ces gens.

» Et celui qui fut avec un Juif pacifiste, Rudolph Bkouche (Union juive française pour la paix), à la création, en 1976, de la première association locale sur le sujet, le Comité de soutien au peuple palestinien, relativise : « Nous, les Arabes, on mobilise vite, beaucoup ; dans la région, cette cause rassemble. Mais on fait ça un peu à l’arabe. Ça reste artisanal. On n’inquiétera jamais la force d’Israël, du sionisme et de son organisation. » L. D.

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