5 et 6 juillet 2008 Nord-éclair : Jumelage Lille-Naplouse

JUMELAGE LILLE – NAPLOUSE

Articles de NORD ECLAIR   5 et 6 juillet 2008


5 juillet 2008

Retour à Naplouse…  

Pendant trois jours, une délégation d’élus et de techniciens lillois s’est rendue dans sa ville jumelle palestinienne. Objectif : réactiver ce qui est bien plus qu’un jumelage classique.

 DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE À NAPLOUSE, FLORENCE TRAULLÉ 

Martine Aubry, quand elle lui a confié la délégation « coopération décentralisée et solidarité internationale » le lui a dit tout de go. Les jumelages « où l’on se retrouve juste pour boire des bières », c’est pas vraiment sa tasse de thé. Ça tombe bien, ça n’est pas non plus la conception qu’en a Marie-Pierre Bresson. Pas plus que qui que ce soit de la délégation qui s’est rendue à Naplouse, en Cisjordanie, le week-end dernier.

Dix ans maintenant que Lille et Naplouse sont jumelles et si ce lien n’a pas pris la dimension que voulait lui donner la délégation en visite sur place en 2002, c’est bien parce que Naplouse a connu des heures noires. Occupation israélienne, destruction de la plupart des bâtiments de l’Autorité palestinienne, blocus de la ville enserrée par un réseau d’une centaine de barrages, ces check-points qui filtrent Palestiniens et marchandises et ont mis à mal une économie déjà fragile.
L’écrasante victoire du Hamas aux élections municipales de 2005 a encore compliqué la donne pour la municipalité de Lille. Depuis, le maire légitimement élu a été emprisonné. Comment réactiver le jumelage avec cette ville où, la délégation a pu le constater,
« il y a un vrai dynamisme » observe Pierre de Saintignon, premier-adjoint au maire qui était également du dernier déplacement en 2002.

Plus d’hommes en armes dans les rues

De fait, Naplouse a changé de visage. La vieille ville qui portait alors les cicatrices des attaques israéliennes est toujours cet entrelacs de ruelles enchevêtrées où vivent les plus pauvres mais les maisons éventrées ont été reconstruites. Sur les collines qui dominent la ville, les immeubles ont poussé comme des champignons. Reste pourtant le noeud du problème, les barrages de l’armée israélienne qui filtrent entrées et sorties paralysent l’activité économique et bloquent toute perspective de développement. « Investisseurs et hommes d’affaires ont progressivement quitté Naplouse » regrette Solaiman Daifi, consultant en économie qui se souvient de l’époque où, dans Naplouse, les magasins étaient ouverts jusqu’à minuit, où « le secteur de la réparation automobile marchait très fort. Les Israéliens venaient ici car c’était moins cher et que le personnel était réputé » .
Si la sécurité est revenue dans la ville (on ne croise plus d’hommes en armes dans les rues), si trottoirs et chaussées ont été refaits, il faut avoir vu l’état déplorable de l’hôpital public El Watani, avoir rencontré ces étudiants de l’université An Najah qui, dans un anglais parfait, expliquent pourquoi ils n’auront sans doute d’autre choix que d’émigrer vers les pays du Golfe, pour mesurer ce que vivent les habitants de Naplouse.

« Nous venons identifier avec vous les lignes de force économiques de Naplouse, pour voir comment nous pouvons vous aider à les renforcer » a répété, à plusieurs reprises, Pierre de Saintignon à ses interlocuteurs palestiniens. Un préalable indispensable pour voir dans quels secteurs vont se déployer les échanges d’étudiants, d’enseignants et de futurs créateurs d’entreprise qui pourraient être accueillis à Lille, avant de repartir monter leurs projets économiques à Naplouse. Les échanges ne devraient pas être à sens unique. La découverte de ce qu’a réussi la banque palestinienne Alrafah Microfinance Bank avec son département micro-crédits a convaincu Pierre de Saintignon d’inviter ses dirigeants à Lille pour faire la démonstration que l’on peut réussir là où, ici, nous n’avons pas su passer la bonne vitesse.

« Notre conception du jumelage avec les pays du sud a changé » confirme Bruno Cooren, directeur des relations internationales à la mairie de Lille. « On est davantage dans une logique de co-développement, de réciprocité. Dans une exigence aussi de professionnaliser nos rapports et d’aborder différemment le côté humain du développement ». Plus que le financement de projets, c’est une volonté de produire de l’intelligence collective qui se dégage. Ce qui n’empêche nullement de développer ces relations personnelles qui enrichissent tout le monde. Ainsi, dimanche, une dizaine d’enfants palestiniens arriveront ici, accueillis dans des familles lilloises pour une partie de l’été. Une autre aventure à vivre. •



6 juillet 2008

Naplouse encerclée, enfermée, humiliée

Bloquant hommes et marchandises, la fermeture de Naplouse par l’armée israélienne a fait plonger économiquement la ville. La victoire du Hamas n’a rien arrangé, isolant encore plus l’ancienne capitale économique de la Cisjordanie. Ici, la frontière n’est pas que géographique. Elle est aussi dans les têtes.

FLORENCE TRAULLÉ 

Naplouse paie sa mauvaise réputation. L’ancien poumon économique de la Cisjordanie abrite de longue date ce que les uns appellent « résistance », les autres « terroristes ». Ses soutiens se concentrent dans la vieille ville et dans les camps de réfugiés qui ont poussé aux portes de Naplouse. Depuis 2000, l’armée israélienne est maître de la ville. C’est-à-dire qu’elle contrôle ses entrées et sorties. « Il n’y a plus de chars israéliens dans les rues de Naplouse mais on a oublié ce que veut dire « liberté de circulation ». Nous sommes enfermés. Dans tous les sens du terme » se plaint Sami Hammad, responsable de l’association Naplouse Culture.

Enfermement physique, tout d’abord. Ce n’est pas le pire, juste un petit check-point comme 106 autres à la sortie de la ville par une route des montagnes.

Quelques hommes, la quarantaine, présentent leurs papiers à des soldats israéliens qui ont l’âge d’être leurs enfants. Une voiture arrive dans l’autre sens.

Plaque jaune, donc israélienne. Un homme en descend, sans doute un colon, parlemente avec les militaires. Les hommes passent. De toute évidence, des ouvriers palestiniens qui se vendent à la journée et vont travailler en secteur israélien.

Le blocage de Naplouse, encerclée par la centaine de check-point qui coupent la ville du reste de la Cisjordanie et même des villages de son secteur a privé d’emploi l’immense majorité des ouvriers Palestiniens qui travaillaient jusqu’alors en secteur israélien. Résultat, un effondrement du niveau de vie des plus pauvres qui ont, progressivement, épuisé leurs économies et leurs stratégies de survie. Même le pain, pourtant la base de l’alimentation palestinienne, qui a augmenté de 50 % en un mois est quasi devenu un produit de luxe pour certains.

Ici, l’enfermement est aussi dans les têtes. « Rien à faire à Naplouse. Rien de rien » lâche Haytham qui travaille dans un commerce informatique. Il a 27 ans, rêve de quitter la ville-prison et passe ses soirées sur internet ou devant la télé. Yacine étudiant à l’université An Najah est écartelé entre le monde qu’il scrute sur le net et l’horizon bouché de sa vie à Naplouse. « Notre vie se rétrécit aux limites de la ville.

On a une prison dans la tête ». Les rares cinémas de Naplouse ont fermé au début de l’Intifada. « L’offre culturelle est quasi nulle » reconnaît Lucienne d’Alloncon qui dirige le Centre Culturel Français. « Toutes les saisons culturelles de Palestine vont à Ramallah, Bethléem, Jérusalem. Rarement à Naplouse qui est exclue des réseaux ». Résultat, « dès qu’on organise quelque chose, on a tout de suite 3000 personnes ».

Pour les enfants et adolescents, l’offre d’activités s’est encore réduite depuis que le Hamas a gagné les élections. Même si le maire est emprisonné en Palestine et le mouvement interdit à Naplouse, « on a de plus en plus de mal à avoir le soutien financier d’ONG pour nos activités. On est punis parce que la ville a voté Hamas » regrette la responsable d’un centre culturel pour enfants qui dépend de la municipalité.

Comment s’étonner que les jeunes diplômés de l’université An Najah prennent le chemin de l’exil, surtout vers les pays du Golfe, dès qu’ils le peuvent ?
Avec un chômage endémique de 30 %, un horizon bouché, une ville bouclée, leur avenir, ces jeunes le rêvent ailleurs. Loin de Naplouse et des colonies israéliennes quasi toujours installées en hauteur, sur les collines. Un vrai symbole géographique…  •



Naplouse-Lille : chronique d’un jumelage pas banal

 Dix ans de jumelage et la volonté d’aller au-delà des liens classiques pour monter une stratégie de co- développement avec Naplouse. C’était l’objet de la mission lilloise qui revient de Palestine. État des lieux et projets.

FLORENCE TRAULLÉ

A première vue, on pourrait se croire dans n’importe quelle ville du monde arabe. À première vue seulement. Tout y est, pourtant. Ses contrastes saisissants entre la vieille ville avec ses échoppes, ses étals odorants, ses ruelles, ses gamins qui jouent dans la poussière et ses maisons enchevêtrées et les quartiers modernes où les immeubles poussent comme des champignons sans souci d’urbanisme. Il faudrait oublier l’essentiel. Naplouse est une ville bouclée. Pour y pénétrer, la délégation de la ville de Lille a eu un aperçu de ce qu’endurent les Palestiniens. Il y en a 106 autres tout autour de ce qui fut le poumon économique de la Cisjordanie mais le check-point d’Hurawa est le principal. Les files de voitures s’étirent dans la touffeur du soir. Elles ne passeront pas le barrage. Elles déposent seulement ceux qui veulent sortir de la ville encerclée. Une fois passés à pied de l’autre côté, ils devront prendre une autre voiture, un taxi pour la plupart. Pas de valises ici, elles sont interdites, juste des sacs plastique pour transporter ses affaires en attendant le bon vouloir des soldats israéliens. Il y a des vieux qui cheminent lentement, des familles, des jeunes femmes en foulard, des hommes d’âge mur. Les jeunes sont interdits de quitter Naplouse.

Un marché captif

En 2002, la ville de Lille avait déjà envoyé sur place une délégation pour réactiver son jumelage. C’était après l’opération Remparts menée par l’armée israélienne, les attaques sur la vieille ville et la destruction systématique de tous les bâtiments de l’Autorité palestinienne. Dans les rues, il fallait zigzaguer entre les nids de poule, les maisons éventrées n’étaient qu’amas de débris et la ville portait les stigmates de ces nuits où l’occupant se déployait sur ses quartiers. Naplouse a changé. « Entre 2002 et 2004, il y a eu énormément de chantiers. Il a fallu déblayer, reconstruire » raconte Aiman Al Shakaa, le directeur du centre social pour l’enfance de la vieille ville. Jusqu’à ce projet de centre commercial en plein centre, avec cellules commerciales pour les boutiques, restaurants et même un cinéma, qui doit ouvrir prochainement. Un investissement de 23 millions de dollars (le plus important en Palestine dans le domaine commercial) qui paraît démesuré mais témoigne de la volonté d’investir, restée chevillée au corps des Naplousis. « Même si tout l’argent du monde vient ici, sans lever les check-points qui bouclent la ville, il n’y aura pas de développement économique » tempère Jamal Mohelsen, le gouverneur de Naplouse, qui a récupéré une partie des attributions du maire depuis que Adli Yaïsh, élu sous l’étiquette Hamas, est emprisonné en Israël.

Les restrictions aux mouvements de personnes et de marchandises imposées par Israël ont coupé les Palestiniens de Cisjordanie des marchés arabes et mondiaux, provoquant un effondrement des investissements. Selon un rapport de la CNUCED (la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), rien qu’entre 2000 et 2005, les pertes cumulées de revenus potentiels ont atteint les 8,4 millions de dollars. Tareq Saqfalhait, porte-parole du Forum des hommes d’affaires que la délégation lilloise a rencontré à Naplouse, est à la recherche de nouvelles ouvertures, de nouveaux marchés. « Malgré l’occupation, nous avons appris quelque chose des Israéliens », reconnaît-il, « la modernité et l’exigence de qualité. Nos coûts de main d’oeuvre sont bas donc nous pouvons être compétitifs mais il faut que nous puissions écouler nos produits ». Avant l’Intifada, son entreprise textile comptait 65 salariés. Elle est tombée à 30 qui « travaillent huit mois par an seulement ». Et 90 % de sa production est destinée au marché israélien.

C’est bien le drame de l’industrie et de l’agriculture palestiniennes. « La quasi totalité des produits palestiniens est achetée par les Israéliens. Ils fixent leurs prix et achètent sous les cours mondiaux » s’indigne Pierre de Saintignon qui menait la délégation lilloise et a cherché à identifier comment la ville de Lille peut renforcer son aide, notamment économique.

Transformer l’essai
Pas facile de cerner les besoins. Les aléas de la situation locale, l’incertitude quant au montant des ressources publiques disponibles font qu’il est très difficile pour les décideurs palestiniens d’orienter l’économie. Elle reste traditionnelle et si la ville de Lille aide déjà à la mise en place de micro-projets là-bas, elle veut passer la vitesse supérieure.
« En dépit du blocage, les Palestiniens de Naplouse font preuve d’une vitalité extraordinaire » remarque Marie-Pierre Bresson, adjointe (Verte) à la coopération décentralisée et à la solidarité internationale. Raison de plus pour booster la coopération déjà engagée. • Lire également notre reportage en page 40



Former des médecins, développer l’activité du dispensaire…

Dix ans de jumelage, mais c’est véritablement en 2002 que la coopération entre Lille et Naplouse s’est structurée. Notamment dans le domaine médical où la mission sur place a décidé de renforcer ce que Lille soutient déjà là-bas.

Bien sûr, c’était une décision politique. Déjà jumelée avec l’israélienne Safed, « Lille devait marcher sur deux pieds dans cette région » résume le premier adjoint au maire pour qui le choix de se jumeler avec l’ancienne capitale économique de la Cisjordanie était « une manifestation de notre soutien au peuple palestinien ». Depuis 2002, des formations de professionnels de Naplouse ont eu lieu à Lille (psychologues, ingénieurs en management de projets économiques, pompiers…) mais l’évolution de la situation politique locale et le contexte difficile ont bloqué une partie des idées lancées en 2002. Notamment les Rencontres médicales de la paix, deux fois annulées, qui devaient réunir à Lille médecins palestiniens de Naplouse et israéliens de Safed.

Tout de même, la ville a soutenu la création par l’ONG Helpdoctors d’un dispensaire au coeur de la vieille ville. « Là où les besoins de santé sont énormes » précise le Dr Régis Garrigue, président de cette ONG et urgentiste au CHRU de Lille.

« Donner du temps médical »

Au départ, il s’agissait de consultations mère-enfant pour une population qui quitte peu la vieille ville pour ses besoins médicaux. « On s’est aperçus que les patients n’allaient pas faire les examens que nous leur prescrivions le cas échéant. Faute de pouvoir les payer. » D’où la création d’un labo intégré au dispensaire qui a dû également ouvrir ses consultations à des femmes plus âgées souffrant de maladies chroniques. Ici, on « donne du temps médical », c’est à dire qu’on prend le temps des consultations. Pas comme dans les dispensaires du ministère de la santé, débordés, où la moyenne de consultation est de 2 minutes par patient.

Suite à la mission, la convention entre le CHRU de Lille et l’hôpital Al Watani de Naplouse sera réactivée. Le ministère de la santé palestinien, jusque-là plutôt intéressé par l’envoi de médecins à Lille pour y être formés, a changé de stratégie. « L’idée, pour commencer, est de délocaliser à Naplouse une formation à la capacité de médecine d’urgence. En envoyant des médecins donner des cours à Naplouse et en accueillant, pour des stages courts à Lille, ceux qui seront formés » résume le Dr Garrigue pour qui la possibilité, par la suite, pour les Palestiniens de mettre en place leur propre cursus de formation est essentielle.

La visite lundi dernier de l’hôpital Al Watani de Naplouse a donné la mesure des besoins du service public de santé palestinien. Des couveuses réparées au sparadrap dans le service de néonatalogie, des matelas sans draps en pédiatrie, l’absence de radiologues dans cet hôpital… pour les plus démunis de Naplouse, qui ne peuvent accéder aux cliniques privées, « la prise en charge des pathologies chroniques et les effets de la malnutrition, pour une partie de la population, posent de vrais problèmes de santé publique » résume le Dr Garrigue.  • FL.T.



Un jumelage nouvelle génération

On connaît l’option classique avec visites et échanges sur fond d’amitié cultivée. Ici, le contexte et les besoins obligent à penser autrement le jumelage. Et à le doper en entraînant d’autres villes européennes dans le mouvement.

Enseignement. Rétablir et développer les liens entre l’université An Najah de Naplouse et ses homologues lilloises. Une convention a été signée qui prévoit des échanges d’étudiants en fin de cursus et d’enseignants. L’idée est aussi de permettre à des étudiants de Naplouse de venir compléter leur formation initiale par des stages dans des entreprises de la région.

Le choix des filières de formation reste à affiner et sera fait, de préférence, en cohérence avec les pôles d’excellence lillois : hautes technologies, secteur de la santé, énergies renouvelables (déchets, solaire). Un dernier volet particulièrement important pour la délégation, soucieuse d’aider, à terme, au développement d’un secteur économique porteur dans une ville où la gestion des déchets est une catastrophe (tout est mis en décharge ou brûlé) et où le potentiel de développement d’énergies renouvelables est d’autant plus crucial que la hausse des prix du pétrole affecte fortement les populations.

Santé. Poursuite du soutien au dispensaire de la vieille ville et aide à la formation de médecins urgentistes (lire ci-dessous) Économie. Au-delà de ce qui existe déjà (soutien aux micros-projets et à la création de micro-entreprises) et qui va se poursuivre, Lille veut axer une bonne part de son aide à Naplouse sur l’activité économique. Au-delà du soutien universitaire, comme Lille accueille des artistes en résidence, pourquoi ne pas le faire pour de futurs créateurs d’entreprise palestiniens « dans des domaines où nous avons de vraies expertises » ? L’idée est lancée.

Un forum des investisseurs est prévu à Naplouse cet hiver auquel Lille pourrait participer, emmenant sur place des chefs d’entreprises locaux pour nouer des contacts avec leurs homologues palestiniens. Restera à affiner les secteurs économiques sur lesquels Lille concentrera son aide au développement.

Fédérer un réseau EuroNaplouse. Plusieurs villes ou régions d’Europe sont jumelées avec Naplouse. Lille a lancé l’idée qu’elles se fédèrent dans un réseau EuroNaplouse pour mieux coordonner leurs activités. Un réseau informel pour mutualiser idées et moyens, monter des projets communs (chaque ville pourrait, ainsi, se concentrer sur un élément d’un même projet). Les Lillois ont rencontré à Naplouse une délégation de Naples qui s’est montrée emballée par l’idée. Reste à Lille à fédérer les autres jumelles de Naplouse.  • 



Nord Eclair – 06/07/2008

REPÈRES

(350 000) C’est le nombre de personnes vivant dans le district de Naplouse, composé de la ville et d’une soixantaine de villages. On compte 4 camps de réfugiés (en tout 35 000 personnes) à Naplouse, le principal étant celui de Balata.

Certains villages, sans les barrages, seraient à moins de 10 minutes de Naplouse. Avec les détours, au mieux, c’est près d’une heure qu’il faut compter pour rejoindre la ville.

(9 000) Dans le district de Naplouse, 14 colonies se sont installées, regroupant environ 9000 Israéliens. On les reconnaît à ce qu’elles sont installées sur les hauteurs, et le plus souvent avec des toits rouges qui contrastent avec les habitations palestiniennes.

(30 à 50) C’est en Nouveau shekel le salaire quotidien moyen d’un ouvrier palestinien, soit entre 8 et 10 euros par jour.

Un professeur gagne, en moyenne, l’équivalent de 300 euros mensuels. Un médecin hospitalier un peu moins de 400 euros par mois.

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