16 novembre 2010 : « Dans l’Histoire, le boycott est l’arme du faible contre le fort » 20 Minutes

Olivier Esteves est maître de conférence à Lille-III et auteur d’Une histoire populaire du boycott (L’Harmattan, 2006). Il revient sur les propos de Martine Aubry, qui a considéré, mardi, que « ceux qui prônent le boycott (des produits israéliens) portent la haine ».

Le boycott appelle-t-il la haine ?
Ce n’est pas une question de haine. Quand Gandhi appelle au boycott des produits anglais en Inde dans les années 1920-30, il amorce en effet un mécanisme incontrôlable. Mais, dans l’histoire, le boycott a toujours été l’arme brandie par le faible contre le fort. C’est un combat contre un pouvoir économique et politique qui est souvent minoritaire en nombre.

Quelle est la légitimité du boycott ?
Dès son origine, officielle, en Irlande, en 1880, ceux qui s’opposent à Charles C. Boycott mettent la terre et le colonialisme au cœur du combat. En revanche, le parallèle historique avec le boycott des magasins juifs par les Nazis en 1933, ne tient pas debout. On est davantage dans le cas d’une intimidation orchestrée par un pouvoir en place que d’un boycott populaire. Sans oublier qu’il est difficile de dire si ce mouvement a été très suivi par la base.G. D.

http://www.20minutes.fr/article/622465/lille-dans-histoire-boycott-arme-faible-contre-fort

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