Une prisonnière de Naplouse libérée

WOFPP

Women`s Organization for Political Prisoners (WOFPP)

Bulletin juillet 2011

Mercredi 10 août 2011

Il y a, à présent, 33 prisonnières politiques dans les prisons israéliennes: 15 à la Prison de Hasharon (Tel Mond), 17 à la Prison de Damoon (Montagne de Carmel), 1 à la Prison de Névé Tirza (Ramle).

PRISON DE HASHARON (TEL MOND)

Fouilles

Le 1 et le 2 juillet, les gardiens sont entrés dans les cellules des prisonnières politiques, ont conduit de rigides fouilles et ont fait un désordre de tous leurs objets et possessions. En plus, ils ont soumis trois prisonnières aux fouilles à nu.

Punitions

Ahlam elTamimi de Ramallah a été arrêtée le 14 septembre 2001. Le 29 juin 2011, lorsqu’elle avait dû rencontrer un avocat, un gardien lui a dit qu’avant la rencontre, elle devait être fouillée à nu. Ahlam a refusé et a dit qu’elle renonçait à la rencontre avec l’avocat. En dépit de sa décision, les gardiens l’ont violemment fouillée: la responsable de l’aile l’a poussée dans la chambre, et quand elle n’a pas pu faire la fouille, l’alarme d’urgence a été activé, et la fouille a été faite à l’aide de renforcement.

Immédiatement après la fouille, Ahlam a été emmenée à un procès disciplinaire: sept journées d’isolation lui ont été imposées. En tant que protestation, Ahlam a entamé une grève de la faim; les autorités de la prison ont imposé une punition additionnelle et l’ont transférée à l’aile 2, l’aile des prisonnières criminelles.

Sa grève de la faim avait deux objets: la demande en général des prisonnières politiques qui demandent – entre autres – de mettre fin à la fouille à nu et aux fouilles rigides des chambres des prisonnières, de leur accorder un traitement médical adéquat, d’alléger l’isolation en détenant les prisonnières dans une aile d’isolation avec d’autres prisonnières. Le deuxième objet, son droit individuel, la visite de son mari, lui aussi un prisonnier politique, des appels téléphoniques à sa famille en Jordanie, et le droit d’être photographiée en CD pendant dix minutes, afin de pouvoir l’envoyer à sa famille en Jordanie. Il y a des décisions du tribunal à propos des appels téléphoniques à sa famille et des photos CD, mais les autorités de la prison ne les respectent pas.

Le 6 juillet 2011, Ahlam a arrêté sa grève de la faim, après que les autorités de la prison ont promis de réagir positivement à ses demandes individuelles.

Visites des familles

Rima Daraghma, de Tubas, district de Jénine, a été arrêtée le 28 juillet 2004. Depuis plus de cinq mois, les autorités israéliennes n’ont pas permis aux membres de sa famille de lui rendre visite. – Elle souffre d’un nombre de problèmes de santé.

Randa elShahatit, âgée de 25 ans, de Dura près de Hébron, a été arrêtée le 6 janvier 2009. Depuis plus de quatre mois, les autorités israéliennes ont défendu à sa mère de lui rendre visite.

Les Femmes en détention administrative

Hanaa Shalabi, de Burqin, district de Jénine, une détenue administrative, a été arrêtée le 14 septembre 2009. Au mois de juillet 2011, les autorités israéliennes ont prolongé de quatre mois sa détention administrative.

‘Aliya J’abri, de Hébron, une détenue administrative,âgée de 30 ans, a été arrêtée dans sa maison le 15 février 2011, et le 2 mars 2011 les autorités israéliennes ont l’ont mise en détention administrative.

Nouvelles prisonnières

Muna Q’aadan, âgée de 40 ans, de Arabeh, district de Jénine, une ancienne prisonnière, a été arrêtée dans sa maison pendant la nuit du 31 mai 2011. Cela est la quatrième fois qu’elle a été arrêtée. Elle a été emmenée à l’aile 2 de la Prison de Hasharon, l’aile des prisonnières criminelles. Elle a été mise en détention séparée, en de rigides conditions et de la nourriture insuffisante. Les autorités israéliennes l’ont emmenée presque tous les jours aux interrogatoires au Centre de Détention de Salem et au Centre de Détention de Hakishon (Jalameh).

Le 11 juillet 2011, quelques jours après que les forces israéliennes d’occupation l’ont mise en accusation, elle a entamé une grève de la faim demandant d’être transférée à l’aile des prisonnières politiques à la Prison de Hasharon. Pourtant, le lendemain les autorités de la prison l’ont transférée à la Prison de Damoon. Elle a continué sa grève de la faim demandant d’être transférée à la Prison de Hasharonà l’aile des prisonnières politiques. Les autorités de la prison ont réagi en la mettant en détention cellulaire. Le 19 juillet 2011, elle a été transférée à l’aile des prisonnières politiques dans la Prison de Hasharon.

Lors de sa nouvelle détention, Muna – étant une prisonnière accoutumée – a pris des vêtements à la prison. Pourtant, les forces israéliennes d’occupation les lui ont enlevés, et ne les ont retournés que ces jours-ci, plus de deux mois après son arrestation. Les proches de son mari – qui est aussi un prisonnier politique – ont essayé de lui apporter des vêtements selon la coutume des proches des prisonniers, mais les autorités de la prison ont refusé. Taghreed Jahshan, l’avocate de WOFPP – Women’s Organization for Political Prisoners – a envoyé une lettre aux autorités de la prison demandant de permettre à la famille d’apporter des vêtements.

La mère de Muna est décédée le 22 juillet 2011.

Bushra elTawil, âgée de 18 ans, de elBireh a été arrêtée dans son foyer le 6 juillet 2011. Des soldats y sont entrés, l’ont arrêtée et ont emporté tous les ordinateurs dans la maison. Sa mère, Muntaha elTawil, a été une détenue administrative et a été mise en liberté il y a quelques mois.

Bushra a été emmenée au Centre de Détention d’Ashkelon, où elle a endurédes interrogatoires. Pendant les interrogatoires, ses mains et jambes ont été enchaînées. Les interrogateurs l’ont menacée d’arrêter ses parents. La cellule au Centre de Détention d’Ashkelon était très froid et sale, et la lumière était allumée les 24 heures par jour. . Le 21 juillet 2011, elle a été transférée à la Prison de Hasharon.

Mises en liberté

Nilli Safadi, âgée de 34 ans, de Naplouse, arrêtée le 11 novembre 2009, a été mise en liberté le 10 juillet 2011.

Lors de sa mise en liberté, les autorités de la prison lui ont pris ses lettres personnelles, y incluses des lettres de son mari, qui est aussi un prisonnier politique. L’avocate de WOFPP a envoyé une lettre à la Prison de Hasharon, demandant de lui retourner toutes ses lettres sans le moindre délai.

Kifah Katash, âgée de 37 ans, de elBireh, une détenue administrative, arrêtée le 1 août 2010, a été mise en liberté le 4 août 2011.

Samaha Hijaz, âgée de 39 ans, une mère de six enfants, de elMazr’ah elSharqiya, district de Ramallah, arrêtée le 6 février 2011, a été mise en liberté le 5 juillet 2011.

Amal Taqatqah, âgée de 22 ans, de Bet Fajar, district de Bethlehem, a été arrêtée le 4 mars 2011 et mise en liberté le 30 mai 2011.

Saj’a Shibani, de Arabe, district de Jénine, a été arrêtée le 31 mai 2011 et mise en liberté sous caution le 21 juin 20o11.

 

PRISON DE DAMOON (MONTAGNE DE CARMEL)

Violations des droits des prisonnières

Récemment, les autorités de la prison ont réduit les droits des prisonnières politiques.

Les familles des prisonnières n’ont absolument plus de droit d’apporter n’importe quel livre.

Les lettres de l’étranger ne sont plus distribuées, sous le prétexte que les autorités de la prison ne peuvent pas contrôler ce qui est écrit en anglais ou français. Les autorités de la prison on demandé d’écrire des lettre en arabe, hébreu ou russe. Elles ont transmis aux prisonnièresquelques lettres en arabe.

Réduire le nombre des vêtements que chaque prisonnière politique a le droit d’avoir en prison. Les prisonnières doivent rendre à leur famille le nombre de vêtements qui dépasse le nombre permis. Après un certain temps, les autorités de la prison font des contrôles

Empêcher de transmettre le matériel pour travaux manuels que la Croix Rouge a apporté à la prison. Les autorités de la prison prétendent que la Croix Rouge n’ait pas donné les détails. Mais même après que la Croix Rouge a fourni les détails du matériel, les autorités de la prison ont refusé de le transmettre aux prisonnières.

Fouilles

le 26 juillet, les autorités de la prison ont fait des fouilles dans la cellule des femmes à une heure de la nuit. Quand Amneh Muna a fait une remarque au sujet de l’heure de la fouille, on lui a répondu qu’à l’avenir les fouilles se feront à 2 et 3 heures de la nuit.

Visites des familles

Somud Karaja, âgée de 23 ans, de Safa, district de Ramallah, a été arrêtée le 25 octobre 2009. Les autorités israéliennes n’ont pas permis à sa famille de lui rendre visite. En plus, les lettres qu’elle lui a envoyées ont été retournées, bien que l’adresse soit correcte.

Amal Jum’ah, du Camp de Réfugiés de ‘Askar, district de Naplouse, a été arrêtée le 9 mai 2004. Les autorités israéliennes n’ont pas permis à son frère infirme de la visiter. Depuis plus de quatre mois, aucun membre de sa famille n’a eu la permission des autorités israéliennes de la visiter..

Journaux

Après que l’avocate de WOFPP a envoyé une lettre au sujet de la distribution de journaux, les autorités de la prison ont accepté la requête de Worud Kassem, et lui ont permis de recevoir je journal « Panorama ». Les prisonnières tâchent d’obtenir d’autres journaux.

Condamnations

Ramya Abu Samra, âgée de 30 ans, de Yatta, district de Hébron, a été arrêtée le 16 décembre 2010. Le 18 juillet 2010, elle a été condamnée à 18 mois de prison et une amende de 5000 NIS.

Les femmes en détention administrative

Linan Abu Ghulme, une détenue administrative de Beit Furiq, district de Naplouse. a été arrêtée le 15 juillet 2010. En juille 2011, les autorités israéliennes ont prolongé se détention de six mois.

Visites des avocats

Le 27 juin 2011, l’avocate de WOFPP a visité les prisonnières politiques à la Prison de Damoon. Les autorités de la prison ont donné l’ordre que la visite se déroulerait en accord avec les nouvelles conditions: pendant la rencontre avec les prisonnières, l’avocate doit être enfermée dans une chambre minuscule d’environ un mètre carré, fermée hermétiquement.

L’avocate a refusé la visite dans de telles conditions et a envoyé une lettre aux autorités de la prison avec des copies au Défenseur Publique, à l’Association des Droits Civils en Israël, à l’Association Israélienne des Avocats et au Comité Public contre la Torture. La lettre a été envoyée il y a plus d’un mois, mais les autorités de la prison n’ont pas encore trouvé le moyen d’y répondre.

Pendant environ un mois entier, l’avocate de WOFPP a refusé de rencontrer les prisonnières dans ces conditions, et a décidé de les visiter une seule fois et en exprimant sa protestation. Lors de cette visite, les autorités de la prison ont verrouillé la chambre uniquement pendant la rencontre avec les prisonnières, pourtant c’était la même chambre minuscule fermée hermétiquement.

Mise en liberté

‘Aaisha Ghanimat, âgée de 20 ans, de Surif, district de Hébron, a été arrêtée le 2 septembre 2009 et mise en liberté le 4 août 2011-08-07

PRISON DE NÉVÉ TIRZA (RAMLE)

Aryam elTarbin, de Jéricho, a été arrêtée le 25 janvier 2005. Depuis environ six mois, elle a été mise en détention cellulaire dans l’aile des prisonnières criminelles à la Prison de Névé Tirza.

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