PALESTINIENNES !

21112013

VIENT DE PARAITRE !

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   Entretiens réalisés par Elsa GRIGAUT /  Photographies de Claire GOULOIS

68 pages / 2 €

POUR PASSER COMMANDE

Chèque à l’ordre d’Amitié Lille Naplouse

Courrier  à adresser à :

Amitié Lille Naplouse Maison des Associations 72 rue Royale 59000 Lille

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 Pour tout renseignement complémentaire  :  lille-naplouse@laposte.net  




Vivre sous l’occupation (6) : nettoyage ethnique dans la Vallée du Jourdain

13062012
Vivre sous l’occupation (6) : nettoyage ethnique dans la Vallée du Jourdain dans colonisation Photo-Abou-Nahar-225x300

« Quand l’armée vient ici, les soldats déclarent la zone fermée. Ils sont accompagnés de bulldozers. Il y a quelque temps, ils sont arrivés, ils nous ont confisqué tous nos produits de première nécessité et les ont enterrés sous nos yeux », explique Abou Nahar en compagnie de deux de ses fils.

Entretien avec Abou Nahar, bédouin vivant avec sa communauté dans la vallée  Jourdain à Fasayil al Wustra et les volontaires de l’ONG Jordan Valley Solidarity le 3 février 2012. « Nous sommes 300, dont 150 enfants, à vivre dans ce camp avec nos bêtes qui sont notre seule source de revenus. Nous avons besoin de l’aide des internationaux, les conditions de vie ici sont une insulte à la dignité humaine. Nous sommes constamment harcelés par l’armée israélienne qui détruit nos tentes et les abris pour les animaux. Ils nous rendent la vie impossible pour nous pousser à partir », explique avec colère Abou Nahar, bédouin vivant avec sa communauté dans la vallée du Jourdain à Fasayil al Wustra. A ses côtés, Dath, membre de l’ONG Jordan Valley Solidarity (JVS),  basée non loin de là, à Jiftlik, dans la vallée du Jourdain, classée en zone militaire C, ce qui signifie qu’elle est sous contrôle israélien. Lire la suite… »




Vivre sous l’occupation (4) à QUSRA

31032012

 

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Abedalatheem Wadi, membre du comité rural de Qusra et son fils.

Entretien avec Abedalatheem Owda,  membre du comité rural de Qusra, le 2 février 2012.

Qusra est un village d’environ 6000 personnes, situé à une vingtaine de kilomètres au Sud de Naplouse. A l’instar de beaucoup de villages palestiniens, 60% des habitants de Qusra sont des paysans. Bétails, maraîchage, oliveraies et vergers d’arbres fruitiers font vivre la population depuis des siècles. La terre de Cisjordanie est naturellement fertile, un endroit idéal pour la culture. Oui, mais voilà, depuis la « Nakba » (la « catastrophe » ou le « désastre ») de 1948, tout a changé. 

Qusra est entouré de plusieurs colonies. Dans les années 80, la colonie illégale israélienne de Migalim s’installe tout près du village. « Nous arrivions à vivre ensemble, les habitants fréquentaient même nos épiceries », affirme Abedalatheem Owda. Et puis, en 2008, d’autres colons sont arrivés et ont investi la montagne de Jaloud qui surplombe Qusra. « Au début, ils se sont installés au sommet et vivaient dans des mobil-homes. Ils cultivaient quelques terres puis, ils sont descendus jusque dans les plaines et ont commencé à casser nos oliviers. Ils sont aujourd’hui une quarantaine», poursuit le membre du comité rural. Il s’agit de la colonie illégale (illégale comme l’est toute colonie au regard du Droit International) d’Esh Kodesh.

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Vivre sous l’occupation (3) : Face au mur et aux colons

25032012

Entretien avec Hani Ameer, habitant du village de Mas’ha (district de Qalqilya), dans sa maison située entre le mur de séparation et la colonie d’Elkana, le jeudi 9 février 2012.

 

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Hani Ameer a passé sa vie à résister, étranglé entre le mur de séparation et la colonie d’Elkana.

C’est une histoire comme il y en des milliers d’autres en Palestine, c’est l’histoire de toute une vie, celle d’une lutte pour le droit d’exister.

Hani Ameer à 54 ans. Son père est né dans le village de Kufur Kassem et a été contraint de fuir après le massacre de quarante-neuf habitants perpétré par l’armée israélienne le 29 octobre 1956.

Il s’est donc installé dans un autre village appelé Mas’ha. Hani  a lui aussi acheté une terre pour y construire sa maison et y établir sa propre famille en 1973. A l’époque, il n’y avait pas de colons. « Ils ont commencé à arriver un peu plus tard entre 1976 et 1978. Petit à petit, Israël a commencé à confisquer toujours plus de terres. Depuis la fin des années 70, Mas’ha a été amputé d’environ sept kilomètres carrés, soit 80% des terres du village, au profit de la colonie illégale d’Elkana », explique Hani Ameer.

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Les secrets les mieux gardés de Naplouse (3) La maison de WAEL ZUAITER (1934-1972)

20032012

Les secrets les mieux gardés de Naplouse (3) La maison de WAEL ZUAITER (1934-1972) dans secrets de Naplouse P1010448-300x200

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le 29 de la rue An Najah al qadim

Au 29 de la rue An Najah al qadim, à Naplouse, se trouve une belle demeure, dessinée par Adel Zuaiter (1897-1957),  où résident les volontaires de Project Hope : au rez-de-chaussée, les filles, au premier étage les garçons et au deuxième Nayla, la propriétaire, fille de Adel Zuaiter, une charmante dame âgée qui prend plaisir à la compagnie des volontaires internationaux.

Dans son salon, une photo encadrée de son frère, Wael Zuaiter, dans sa bibliothèque, « For a palestinian : a memorial to Wael Zuaiter », de Janet Venn-Brown, publié en 1979 (non traduit en français).

 

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Wael Zuaiter ( 1934-1972) a  grandi dans cette maison.

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Une des 13 balles tirées contre Wael Zuaiter a traversé l'exemplaire des "1001 nuits"

Lorsqu’il est assassiné par le Mossad, devant chez lui, Piazza Annibaliano, à Rome, le 16 octobre 1972, il portait sur lui un exemplaire des « 1001 nuits », qu’il traduisait de l’arabe en italien. Douze balles sont entrées dans le corps de Wael, une treizième a transpercé le livre et s’est logée dans sa colonne vertébrale. Janet Venn-Brown, l’amie , artiste-peintre australienne, de Wael, a caché ce livre pendant trente ans et en a fait don  au centre Wael Zuaiter à Massa Carrara , en Toscane.

Qui était donc Wael Zuaiter , que l’on peut voir brièvement, en figurant,  dans « la Panthère rose » de Blake Edwards ? Lire la suite… »




« TO EXIST IS TO RESIST » (7) : EZZEDINE

25022012

Rafat est un beau village de 2000 habitants, à flanc de colline : trois écoles primaires et secondaires, un médecin, deux mosquées, deux cafés, une fabrique de beaux meubles avec quarante salariés. Un bus fait, chaque jour, du “‘ramassage scolaire” pour conduire, en une heure trente, les étudiants de Rafat et de Deir Balut jusqu’à l’Université An Najah, à Naplouse.

A l’alentour, de douces collines couvertes d’oliviers parmi lesquels quelques caroubiers. Une de ces collines fait exception, comme pétrifiée d’un tapis de roches ou s’insinuent des coussins de pimprenelle épineuse (natsh, en arabe) et où affleurent quelques cailloux de basalte jusqu’aux abords d’une vieille cheminée de volcan.

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TO EXIST IS TO RESIST(6) : ALA’A

23022012

TO EXIST IS TO RESIST(6) : ALA'A dans To exist is to resist Alaa1-200x300A 13 kms de Tulkarem (“mont des vignes”), le village de Kafr Jamal, de 4000 habitants. Le grand-père de Ala’a lui a dit que ce nom “jamal” venait de la présence  nombreuse de chameaux, autrefois.

Ala’a est étudiant en 3ème année de français à l’université de Naplouse. Il réside dans son village et fait les trajets plusieurs fois par semaine pour suivre ses cours.

Il n’avait jamais pensé apprendre le français mais Aamer, de son village, l’étudiait et l’a encouragé à le faire. Aujourd’hui, Aamer est professeur de français à l’université à Naplouse, après quelques années d’études en France.

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“ TO EXIST IS TO RESIST“(5)… HAMAD

21022012

 “ TO EXIST IS TO RESIST“(5)… HAMAD dans To exist is to resist hamad-300x200

Le rêve  d’Hamad était d’aller en France. Grâce à Amitié Lille Naplouse et Project Hope, il a pu passer deux semaines à Lille, en juin 2010, accompagnant en tant qu‘interprète les jeunes footballeurs du club Hitteen de Naplouse. Il a préfèré Lille à Paris, cette capitale  “ trop compliquée ” et où les gens semblent toujours pressés et inattentifs aux autres, “ ce n est pas comme Lille où les gens sont chaleureux”. Il a eu froid au bord de la mer du Nord, “ il y avait un vent grave “‘. Il a tant aime sortir en ville la nuit, “ pas de check-point, pas de soldats, toute la liberté…..”. Il n’a pas eu de problème avec la nourriture française, contrairement aux enfants qui n’ont pas aimé.

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« TO EXIST IS TO RESIST » (4) SHADI

16022012

Shadi est natif de Abush, un village de 3000 habitants à 17 kms de Tulkarem, au nord-ouest dela Cisjordanie occupée.

De son enfance, il se souvient du sac aà dos déposé chez sa grand-mère, à la sortie de l’école, et des jeux avec les cousins et voisins : football (ah, Pelé !), billes mais surtout “ arabes et juifs “. Ils s amusaient ainsi à se combattre, c’était très sérieux et violent, il n’était pas rare de rentrer les vêtements déchirés. Les rôles étaient régulièrement inversés, “ c’était comme un film”. Aujourd’hui, les petits jouent à “ Hamas et Fatah “ !

 Ils avaient un peu peur de jeter des pierres à l’occupant et les parents les en empêchaient mais aujourd’hui, les enfants n’ont peur de rien.

Shadi, comme les autres,  n’a pas eu “ une enfance normale, elle a été volée… tout était complique, même sortir en famille… nous n avons pas assez joué, on est presque attaché à la guerre…. on s’invente une vie de jeune mais rien ne change vraiment… parfois je me fous de la vie, je n’ai pas envie de parler, je pense, je réfléchis à mon futur, est-ce que cela va être pareil, aurai-je du travail, le même destin que ma famille, mes cousins, mes voisins… cela angoisse…”

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« TO EXIST IS TO RESIST » (3) DIMA

13022012

Dima appartient à une famille yaffaouie, originaire de Yaffa  (Jaffa). Son père avait un an, lors de la Nakba en 1948. Les grands-parents de Dima habitaient au milieu d’une orangeraie dans laquelle ils travaillaient. Ils avaient un vélo et atteignaient la mer en une demi-heure.

Nombre d’habitants de Jaffa ont du tout quitter, “leur vie, la mer, la jeunesse, les oranges…” et se sont retrouvées dans le camp de réfugiés d’Askar près de Naplouse. Jamais plus les grands-parents n’ont retrouvé le goût des oranges de Jaffa, ils le répétaient à l’envi.

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