7 juillet 09 Un millier de personnes ont rendu hommage à Danielle Poliautre

mardi 07.07.2009, 04:50La Voix du Nord

 Élus, associations, habitants de Wazemmes ou d'ailleurs ont témoigné de leur attachement au souvenir de Danielle Poliautre. Élus, associations, habitants de Wazemmes ou d’ailleurs ont témoigné de leur attachement au souvenir de Danielle Poliautre.

|  CÉRÉMONIE |

« Authentique », « pugnace ». Tout simplement « extraordinaire ». Les adjectifs n’ont pas manqué pour honorer la mémoire de Danielle Poliautre. Mille personnes se sont associées à la cérémonie, hier à la mairie.

Une photo d’elle, prise au sommet de Rio en 1992. Des gerbes immenses de fleurs. Et une foule digne débordant du Grand Carré de l’hôtel de ville. La famille de Danielle Poliautre, adjointe au maire et présidente du conseil de quartier de Wazemmes, décédée du cancer la semaine dernière à l’âge de 65 ans, voulait à l’origine une cérémonie modeste. Mais le nombre des témoignages de sympathie l’a convaincue : Danielle Poliautre méritait ce dernier souvenir.

7 juillet 09 Un millier de personnes ont rendu hommage à Danielle PoliautreCelui d’un millier de personnes, élus, associations, simples habitants, tous bouleversés par ce décès qui ôte à Lille, selon les mots de Martine Aubry, une «  femme authentique », une «  militante » toujours en mouvement, «  jamais découragée  ».

Surnommée affectueusement «  la papesse du développement durable », précurseur des grands combats pour l’environnement, Danielle Poliautre «  osait tout », raconte la maire de Lille. «  Elle fixait un cap et nous, on suivait. » «  Nous la cherchons encore au coin des couloirs et des rues. Elle volait, cartable à la main. » Fille d’ouvriers roubaisiens, adhérente au PC, la dynamique adjointe au développement durable fut de tous les combats : celui des salariés de Métaleurop, celui de l’Agenda 21 qui l’emmena jusqu’au beffroi. «  Danielle construisait des passerelles entre toutes nos politiques (…), poursuit Martine Aubry. Elle était une femme universelle. » Émue aux larmes, la maire de Lille a assuré sa camarade que les élus continueraient son combat.

Ses quatre enfants ont lu ensuite Le Merle, de Théophile Gautier. Un poème «  qu’elle gardait toujours dans son portefeuille  », symbole de la lutte du «  fragile contre l’irrémédiable ». Il y eut encore les mots d’André, son mari, réclamant à son épouse : «  Danielle, je t’en prie, reviens plutôt jouer avec nous à un, deux, trois, soleil.

 » Des notes de All Of Me et O Grande Amor s’élevèrent. Puis mille corps se sont dressés. Et dans le silence profond qui suivit, c’est sûr, elle volait encore. • J. L.

PHOTO PIB

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