Nour et Mohammed à Lille (5-17 septembre 2019)

24092019

Nour est depuis une dizaine d’années la coordinatrice des volontaires francophones à Project Hope, à Naplouse.

A ce titre, nombreux sont les membres d’Amitié Lille-Naplouse qui ont pu apprécier ses talents.

Il était temps qu’elle vienne à Lille, nous rencontrer sur notre terrain , accompagnée de son mari et laissant les enfants à la famille.

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Première sortie de Palestine, premier voyage en avion, en train…..et le plein de souvenirs pour les jours et les mois à venir. Lire la suite… »




12 mars Soirée Témoignages / 13 mars Cinéma

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Les Amis de la vie et le CRDTM de Lille en partenariat avec Amitiés Lille Naplouse, le CCFD terre solidaire, La Ligue des droits de l’Homme de Lille et le soutien du Secours Catholique et de l’ASF Ramallah, vous invitent à une soirée de témoignages sur la situation en Palestine.

  « Retours de Palestine : venez, voyez, témoignez »

Lundi 12 Mars 2018
19 h 30-22 h MRES (Salle des expositions) 23 rue Gosselet, Lille (Entrée libre)

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Mardi 13 Mars 2018
19 h 45 CINEMA L’UNIVERS 16 rue DANTON – Lille (métro Porte de Valenciennes)

PROJECTION DU FILM « ROSHMIA »

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Retour de Naplouse

21052017

Ce vendredi à la MRES a eu lieu une soirée consacrée à la situation en Palestine : les adhérents qui ont assisté au Festival de Naplouse en avril ont pu relater leurs impressions et montrer quelques photos.
Nael Ghannam (ex-prisonnier, ex-maire de Qalqylia et président d’une association de prisonniers) et Tarek Dawood Ahmad (ami d’ALN) nous ont parlé plus précisément de la grève de la faim menée par les prisonniers palestiniens depuis le 17 avril.
La soirée s’est terminée sur un petit concert du groupe Tamazouj.

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Exposition « PALESTINE, le temps d’un regard »

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 du 4 au 9 octobre
à l’Espace Pignon, 11 rue Guillaume Tell à Lille (Métro Bois Blancs)

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Cette exposition fait suite au voyage de Lillois dont 4 habitants du quartier des Bois Blancs en avril dernier à Naplouse

Des photographies du Vernissage le mardi 4 octobre à 19h

Vernissage de lExposition
Album : Vernissage de l'Exposition
Vernissage de l'exposition 'Palestine, le temps d'un regard" à l'espace Pignon des Bois Blancs
6 images
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La thèse d’Anissa

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Notre amie Anissa Habane nous fait la gentillesse de nous autoriser à publier sa thèse de doctorat ;

Fabrique patrimoniale, culturelle et touristique dans un espace en tension : le cas des villes palestiniennes

C’est avec grand plaisir que nous vous la livrons dans le document ci-dessous :

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Retour de Palestine

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par  Jean Cooren  (avril 2016)

Il n’est pas nécessaire d’être très courageux pour aller en Palestine. Seulement disposer de moyens  suffisants pour se payer l’avion, et surtout avoir en poche un passeport européen. La plupart du temps, on n’y va pas pour faire du tourisme, mais pour mieux comprendre ce qui se passe là-bas, tout là-bas, dans les Territoires Palestiniens, au-delà du Mur israélien qui barre l’horizon, et des clichés habituels que nous rapportent les médias. Ce voyage insolite donne au retour la force de témoigner de ce qu’on y a vu et entendu, c’est à dire d’affronter l’incrédulité de ceux qui, en France, nous pensent naïfs au point de négliger les aspects éminemment complexes de la situation. Il donne aussi la capacité d’affronter la mauvaise foi de ceux qui veulent ne voir dans le Palestinien qu’un égorgeur en puissance, croyant ainsi se montrer loyaux envers la culture juive, alors que celle-ci au contraire, en ce que j’en ai compris, prône la force de la parole et l’attention au visage de l’Autre. Comment revenir de Palestine sans dire et écrire ce qu’on y a observé, sans mettre en cause la politique ambiguë de notre pays, qui laisse un État, Israël, « ami » et « démocratique », perpétuer l’apartheid, conduire une politique cruelle d’expansion coloniale au mépris des lois internationales.

Tel Aviv, aéroport, la police des frontières, une jeune femme contrôle nos passeports, « où allez-vous ? ». À Naplouse en Cisjordanie. Le regard et la voix se durcissent. Connaît pas Naplouse, où est-ce ? (surtout garder son calme)… Nous répétons : Nablus, Sichem, in Palestine, between Jérusalem and Haïfa… Non, elle ne connaît pas Nablus, elle ne connaît pas la Palestine. Ça n’existe pas ! (nous montrons d’autres papiers, ceux de l’association Amitié Lille Naplouse, etc.. ). Conversation brève en hébreu avec sa voisine. Haussement d’épaule, moue de dédain. Et elle lâche : « la Palestine n’existe pas, il n’y a que l’État d’Israël, partout Israël ! » puis tamponne à regret et avec agressivité notre visa d’entrée. Pourquoi ce déni, pourquoi une telle haine de la part d’un fonctionnaire?

Un ami nous attend. Nous quittons l’aéroport, prenons l’autoroute, obliquons vers la Cisjordanie. Check points. Voila, nous sommes bien en Palestine. Il est quatre heures du matin. Nous croisons une file ininterrompue, interminable, de voitures. Ce sont les Palestiniens qui foncent vers Tel Aviv. Ils laisseront leur voiture au check point, attendront deux heures dans les grilles, passeront ou ne passeront pas le contrôle israélien, reprendront alors un minibus aux plaques jaunes qui les mènera sur le lieu de travail. Pourquoi une telle humiliation collective?

Quatre jours plus tard. Nous sommes dans un « village » de 6500 habitants, à 25 kms de Naplouse. Nous l’avons rejoint par un « service » régulier, au prix de détours invraisemblables par de petites routes mal entretenues, car aujourd’hui le check point de la route principale a été fermé, ça se passe souvent comme ça, nous dit-on, sans prévenir, sans motifs apparents. Nous sommes reçus par le Maire. Téléphone. On l’appelle en urgence : un cultivateur vient d’être arrêté par une patrouille militaire israélienne alors qu’il travaillait sur ses terres, proches d’une colonie. Le Maire nous propose de l’accompagner. Des champs, un paysage magnifique, trois soldats, des palabres à n’en plus finir, des coups de fil de part et d’autre. Une heure se passe sous un soleil de plomb. Un soldat  israélien se détache du groupe et nous demande de quel pays nous venons.  Puis nouveau coup de fil chez les militaires. Ils s’en vont sans rien dire. Le problème est résolu. Tous les jours, c’est comme ça, nous dit le Maire.

Yanoun est un tout petit village, situé en zone C, donc sous contrôle administratif et militaire israélien. Il n’y a plus que 38 habitants qui résistent encore, soit six familles avec onze enfants. Il est entouré de cinq colonies qui jouxtent les habitations, coupent la route directe vers Naplouse et pompent l’eau du village, la source est asséchée et il est interdit de creuser. Comment faire pour les bêtes, pour les cultures ? Une ONG internationale est venue occuper de façon permanente l’une des maisons du village, elle signale les abus, les agressions, soutient le moral des habitants qui s’accrochent à leur terre. Ils espèrent encore, mais quoi, et de la part de qui ? Comment faire cesser ce siège, ces menaces, cette persécution par l’eau ?

La ville de Naplouse paraît à première vue tranquille, aussi calme que Lille, on peut s’y promener en plein jour et en toute sécurité, les enfants chahutent, jouent, nous interpellent avec quelques mots en anglais ou en français, l’accueil est chaleureux. Mais la nuit on y entend des coups de feu, des rafales, « la musique » nous dit une Palestinienne. Les incursions de l’armée israélienne en zone A, en principe interdites, sont quotidiennes : les trois camps de réfugiés dans la ville sont visités : véhicules blindés et mitrailleuses, incursions brutales, intérieurs dévastés, parents et parfois enfants arrêtés de façon arbitraire, retenus on ne sait pourquoi ni où, mis en prison plusieurs années, puis libérés avec ou sans jugement. 20°/o de la population totale palestinienne est passée un jour ou l’autre depuis 1948 par la « case prison ». Ici c’est l’armée et la sécurité militaire qui décident, dans l’arbitraire le plus total.

Sur les routes de Cisjordanie, des colonies (settlements) surgissent un peu partout, toujours en haut des collines, avec une population très agressive envers les habitants alentour. D’un jour sur l’autre, ceux-ci se voient privés d’une partie de leurs terres sans recours possible. Coups de feu, oliviers coupés à la racine, intimidations, incendies, tout est bon pour semer la terreur… Si une parcelle de terre à proximité d’une colonie n’est plus cultivée pendant un an, elle est réquisitionnée par le gouvernement israélien. Seul obstacle à  cette expansion, la présence permanente d’observateurs internationaux (heureusement de plus en plus nombreux, beaucoup de jeunes venant de tous les pays du monde). Il faut, nous disent-ils, vivre un moment avec les Palestiniens de ces villages pour se rendre compte de la situation. Les colons sont surarmés, et répètent à leurs enfants qu’ils sont en danger permanent. Le système défensif mis en place dans les nouvelles colonies en dit long : autour du groupe de maisons, des murailles en pierre se dressent, et elles avancent à mesure que la colonie s’étend, en vagues successives, donnant au Palestinien qui vit au bas des collines le sentiment douloureux qu’il sera un jour submergé par cette armée dominatrice.

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J’ai éprouvé, vous le constatez, la nécessité de faire précéder le compte rendu de notre voyage – dont l’objectif était de refaire le point sur les possibilités de suivi en pédo-psychiatrie à Naplouse et les environs – de quelques anecdotes situant le contexte de vie des enfants palestiniens et de leurs familles. Je ne dirai rien ici de la situation économique catastrophique, rien non plus du nombre de prisonniers ou de blessés ou de morts dans chaque famille. Ceci est devenu tellement banal qu’on finirait par ne plus s’en émouvoir. Retenons seulement un chiffre : 406 mineurs sont actuellement retenus dans les geôles israéliennes. En Palestine, le contexte social et politique est donc omniprésent, source de tensions multiples, de traumatismes. La violence, évidente ou camouflée, est permanente. Chaque Palestinien y est tous les jours confronté, il s’en débrouille comme il peut. Et les Femmes en font aussi les frais. Les plus anciens serrent les dents, ou se réfugient dans la pratique religieuse. Mais les plus jeunes, nous dit-on, ne croient plus en personne, encore moins à la solidarité internationale. Le suicide étant moralement « interdit », devenir un « martyr » semble parfois la seule issue honorable.

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Nous étions donc partis à quatre dix jours à Naplouse avec un objectif précis : mener une enquête sur les moyens mis en place par l’Autorité Palestinienne et les ONG internationales ou palestiniennes, pour venir en aide aux familles ayant un enfant présentant des difficultés majeures dans le développement de la personnalité (dysharmonies évolutives, séquelles de traumatismes de guerre, autisme, etc.), afin aussi de mieux apprécier comment, en restant à Lille, il est possible de contribuer. C’est à ce titre que nous avons rencontré les représentants sur place de Médecins Sans Frontières et de Médecins du Monde, généralement bien informés sur ce qui existe et fonctionne à peu près correctement, mais aussi sur les lacunes dans la prise en charge. Ce qui  frappe le plus est la multiplication, sur Naplouse même, d’initiatives internationales humanitaires ou caritatives, venant de pays non européens que nous imaginions jusque là peu concernés (Thaïlande, Corée du Sud, Birmanie, Japon, etc..). Faute de s’insérer dans un projet politique, cette assistance, a priori généreuse, est sectorisée, avec des contours et des compétences difficilement évaluables, des objectifs flous. Elle laisse en son sein des trous où se noient les familles les plus démunies. Nous avons retenu cependant un motif d’espoir : pour la première année, sort de l’Université Al Najar de Naplouse une promotion de psychologues cliniciens, alors qu’en 2009, lors de notre première enquête, il n’y en avait aucun. A l’époque aussi, il n’y avait que sept psychiatres pour toute la Cisjordanie alors qu’ils sont désormais quatorze. L’une d’entre eux, la Palestinienne Samah Jabr, vient d’être nommée par le Ministère palestinien pour coordonner les initiatives.

Plus on s’éloigne de la ville de Naplouse et plus le déficit en moyens est considérable : dans le « village » que j’ai mentionné plus haut (soit la population d’une petite ville en France), il n’y a qu’un seul médecin généraliste et l’accès aux soins y est « payant ». Un dispensaire public inter-villages ouvre deux heures une seule fois par semaine (avec une soixantaine de patients). Pour se faire soigner, il faut donc aller à Naplouse, mais la route n’est jamais sûre, et lorsque le check point est fermé, il est impossible de passer, une jeune femme en couches y a laissé récemment la vie. Une ONG internationale itinérante ne vient que une fois par an pour faire le diagnostic du handicap lourd (moteur, visuel, auditif), mais l’appareillage ne peut se mettre en place qu’à Naplouse, avec l’aide financière éventuelle d’autres ONG.

Il en est de même de l’accompagnement psychologique spécialisé. Dans ce même village, une douzaine d’enfants en grande difficulté ne sont pas scolarisés en raison de leur handicap, ils restent dans leur famille, plus ou moins dissimulés (le diagnostic d’« autisme » n’a ici aucune résonance). D’autres enfants moins en difficulté suivent tant bien que mal la scolarité dite « normale » dans des classes surchargées (quarante enfants par classe dans quatre établissements scolaires allant jusqu’au niveau de la seconde), avec un seul professeur par établissement pour s’occuper plus particulièrement d’eux. Il ne peut être question de suivi personnalisé, pas de psychologue, pas d’orthophoniste, pas de psychomotricien. La distance (relative) par rapport à Naplouse et le coût sont des obstacles majeurs, il n’y a évidemment pas de Sécurité Sociale, ni mutuelle. Quelle aide supplémentaire peut-on apporter dans ce village, sans pratique de la langue ? De toute évidence la solution est d’abord politique, elle passe par un désenclavement de cette population qui vit sous une menace permanente.

A Naplouse même, la situation est en apparence moins dramatique vu le nombre d’ONG qui y interviennent, mais ce sont surtout les familles en capacité de demander de l’aide qui en profitent le plus. En ce qui concerne l’autisme, il n’y a ici que deux centres qui accueillent des enfants présentant ce type de troubles. L’un est proche de l’Université, c’est un établissement privé et payant (autour de 1000 shekels par mois, soit 220 euros environ, une dépense insupportable pour la majorité des familles – nous n’avons pas eu le temps de le visiter ni de connaître sa pratique). L’autre Centre est plus accessible financièrement grâce à des aides multiples (moins de 100 shekels par mois), il est situé dans le Camp de Réfugiés de Al Aïn, à proximité du centre ville, et ouvert aux enfants des deux autres camps de la ville. Où sont donc accueillis les autres enfants dits « autistes » ? Ils restent dans leur famille ou fréquentent des structures non spécialisés tels le Croissant Rouge.

Notre connaissance de la situation sur place n’est pas nouvelle. Il y a deux ans, grâce à l’ONG Project Hope, nous étions entrés en contact avec le Centre situé dans le camp, et par l’intermédiaire de l’association « Etoiles de Naplouse » avons essayé de travailler par skype à partir de Lille avec l’animatrice palestinienne et une famille. Malgré le handicap de la langue, nous avons cette fois pu travailler deux matinées entières avec des enfants, autistes à des degrés très divers, accompagnés de leur mère. Notre présence très limitée dans le temps a eu surtout pour intérêt d’apporter à l’équipe une autre façon de concevoir le symptôme, de l’aider à émerger d’un diagnostic ressenti par la famille comme funeste et définitif, à sortir du simple gardiennage , et à ouvrir la porte de la petite pièce où ils restent enfermés au motif de la sécurité. Les méthodes comportementalistes en usage sont nécessaires mais insuffisantes si elles ne sont pas accompagnées. Le responsable du camp, le médecin, et l’équipe, ont paru satisfaits de l’aide très parcellaire que nous leur apportions et ils ont souhaité poursuivre l’expérience à partir de Lille par skype. Mais il est évident qu’une présence sur place, même temporaire (deux mois minimum ?), d’un praticien ayant l’expérience d’enfants présentant des troubles autistiques aurait un impact notable sur l’équipe.

Au terme de ce court séjour, nous quittons Naplouse sur un constat : l’aide que nous sommes capables d’y apporter est une goutte d’eau, mais la solidarité internationale est un rempart contre la désespérance morale et politique du peuple palestinien. Nous pouvons entendre la souffrance individuelle et collective autour du traumatisme et la faire connaître ailleurs par la parole et l’écrit. Si limité soit-il, cet objectif reste à notre portée. Mais notre présence ne doit pas avoir pour objectif de faire taire la plainte, elle doit l’inscrire dans une mise en perspective politique, sans aucune concession à l’égard d’un État qui adopte des méthodes de domination cruelles, et maquille ses forfaits derrière un masque, celui de la « démocratie ». Comment, dans cet État qui se veut « juif », « le peuple juif » qui a tant souffert, tolère cet effacement des règles humanitaires les plus élémentaires sous l’emprise d’un sionisme nationaliste et religieux ? Pourquoi aussi cette surdité, cet aveuglement collectif, qui sévit en France dans certains milieux vis à vis de ces dérives totalitaires, Ne témoignent-elles pas d’un « non encore pensé » stupéfiant ? « Ah, mais je ne savais pas ! », a-t-on souvent entendu dire, c’était en d’autres temps et d’autres lieux.

Dans l’avion du retour, je lis cet entrefilet dans le journal belge « Le soir » du 13 avril: « une quinzaine de soldats israéliens lourdement armés ont pris position sur les toits du hameau de Zaatara, un paisible hameau situé au sud de Naplouse. Deux bulldozers militaires ont détruit une petite plaine de jeux financée par la Coopération belge à concurrence de 50000 euros.[...] Ce petit espace communautaire ne dérangeait personne. En tout cas aucun incident grave ne s’était jamais produit et il constituait une bouffée d’oxygène pour les habitants de Zaatara…. »




Des Lillois à Awarta et Qusra : la vidéo

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Album photos de la cueillette à Qusra

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Une dizaine d’adhérents de l’association était présente lors de la cueillette des olives à Qusra (près de Naplouse) en octobre. Un autre groupe était à Awarta (voir ci-dessous)

Voici quelques photos…

La cueillette à Qusra, Octobre 2013
Album : La cueillette à Qusra, Octobre 2013

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ACTION DE SOLIDARITE : Des Lilloises et des Lillois dans les villages de la région de Naplouse

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ACTION DE SOLIDARITE : Des Lilloises et des Lillois dans les villages de la région de Naplouse  dans Action de solidarité p1010567-300x225

Une vingtaine d’adhérents de notre association a répondu à l’appel lancé l’an dernier par les maires des villages d’Awarta et de Qusra. Invités par Amitié Lille Naplouse dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale pour témoigner de la colonisation, ils étaient venus  dans le Nord Pas-de-Calais. A ceux qui souhaitaient les aider, ils avaient répondu : « Venez donc pendant la période de la cueillette des olives, l’an prochain ».

p1010707-300x225 palestine dans récits de voyages La présence d’Internationaux  dissuade parfois les colons de commettre leurs habituelles exactions.

La cueillette est terminée. Les Lillois, qui viennent de rentrer, témoigneront bientôt de cette action de solidarité.

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Qusra tient bon face aux colons

27062013

 

 

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Ici, la bâtisse de la famille Mohamadieh Bairoute Hassan cassée à coups de pierres par les colons. Les propriétaires attendent que le Croissant Rouge vienne constater les dégâts avant de reconstruire et d’ajouter des portes et des fenêtres.

 

Claire, Shadi et moi nous sommes rendus à Qusra à la fin du mois de mai. Depuis, il y a eu trois attaques de colons, à deux reprises, ils s’en sont pris à des paysans du village qui voulaient se rendre sur leurs terres pour les cultiver. Le dernier méfait concerne une dégradation de biens. Contactés par notre ami Abdelatheem Owda, nous nous sommes rendus sur place pour constater les dégâts.

Dimanche 16 juin, la famille Mohamadieh Bairoute Hassan, propriétaire d’une parcelle de terre au Sud de Qusra a découvert que les colons étaient venus dans la nuit de vendredi à samedi pour casser cinq jeunes oliviers et la nouvelle  bâtisse achevée une semaine auparavant.  

 

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Deux des cinq jeunes oliviers, âgés de cinq ans, cassés par les colons ce dimanche 16 juin. Les propriétaires de cette terre située au sud de Qusra ont déjà subi cinq attaques depuis 2010.

 

Les colons ont bien compris l’enjeu du nouveau projet initié par la mairie et les paysans de Qusra, soutenu par le consulat de France.

Au cours de l’année 2012, Abdelatheem Owda, maire de Qusra, a songé à une nouvelle modalité d’action pour lutter contre l’expansion des colonies et le vol des terres par le gouvernement israélien : construire vingt bâtiments sur l’ensemble les terres du sud du village, c’est-à-dire, celles qui sont les plus souvent exposées à la violence des colons.

De cette façon, les habitants espèrent contre -carrer l’argument israélien prétendant que chaque terre en jachère (réellement ou non) revient à l’occupant. Une autre disposition, héritée comme la première de l’Empire ottoman, prévoit que si un paysan (un colon) cultive une terre non enregistrée durant sept ans, celle-ci lui revient. Donc si l’armée israélienne empêche les paysans palestiniens d’accéder à leurs propres terres pendant sept années, il est ensuite aisé de les donner aux colons. 

« C’est au mois de septembre que les avions chargés de prendre des photos et de surveiller l’activité des terrains survolent le village. C’est une époque de l’année où les terres sont très peu cultivées et ils se servent de cela pour justifier le vol des propriétés », raconte Abdelatheem Owda.

A Qusra, les colons et l’armée tentent de terroriser les paysans pour qu’ils ne viennent plus sur leurs terres.

La construction de bâtiments sur les parcelles de terres est aussi un frein à l’implantation de nouvelles colonies ou à l’extension de celles déjà existantes autour du village. Car il est plus compliqué de voler une terre à la fois cultivée et habitée.

Le Consulat de France a financé une partie du projet à hauteur de 8000 euros (environ 39 000 ILS) à diviser entre vingt propriétaires. La mairie de Qusra vient en aide aux paysans les plus modestes en complétant ce financement à hauteur de 300 euros.

L’électricité est également fournie par la municipalité et une aide logistique peut être apportée pour ceux qui souhaitent être raccordés au réseau d’eau.

Il y a une semaine, la mairie a signé un contrat avec chaque paysan, chacun d’entre eux s’engage à construire sa propre bâtisse sans l’intervention d’entreprise extérieure.

La famille Mohamadieh Bairoute Hassan fait partie des familles concernées par ce nouveau projet. Leur terre a été la cible de cinq attaques de colons depuis 2010.

Les propriétaires de la parcelle voisine ont refusé la construction de leur bâtisse par peur de représailles de la part des colons. « Ils ont peur de tout perdre », explique Abdelatheem Owda.

Deux autres propriétaires de parcelles situées en zone C (contrôle israélien) se sont fait menacer et insulter par les colons. La police israélienne s’est également rendue sur place pour leur ordonner de cesser toute construction.

 

 

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Abdelatheem Owda, le maire de Qusra, entouré des deux paysans propriétaires des terres classées en zone C par l’armée israélienne. Ils ont été menacés par les soldats et les colons dès le début des travaux. Pour le moment, la construction a été suspendue en les deux hommes tentent d’obtenir un permis de construire.En arrière-plan, une patrouille de l'armée israélienne. Les soldats se relayent nuit et jour sur cette colline située au sud du village, ils ont donc été témoins de l'attaque perpétrée par les colons.

 

Notre ami Abdelatheem a contacté les médias et de nombreux organismes palestiniens et internationaux afin que chacun vienne constater les dégâts. Le dimanche 16 juin, alors que le maire, accompagné d’une centaine d’habitants du village, expliquait la situation devant les caméras, cinq véhicules de l’armée israélienne, ainsi qu’un de l’administration militaire sont arrivés.

Devant les journalistes, l’armée a assuré vouloir mener une enquête pour identifier les criminels responsables des dégradations sur la parcelle de terre. Cependant le maire et les habitants de Qusra ne sont pas dupes. Une patrouille de l’armée israélienne est constamment postée juste en face du terrain où se sont déroulés les faits, ce qui laisse entendre que la force d’occupation a nécessairement vu ce qui s’est passé.

« J’ai encouragé cette famille à porter plainte au commissariat israélien de Beit Eil . Elle va également demander un permis pour entrer au commissariat d’Huwara qui traite les affaires concernant les zone A et B (1) car il est plus proche. Il s’agira de la 28ème plainte déposée par un habitant de Qusra contre les violences et dégradations de l’occupant. Les deux autres paysans propriétaires de parcelles en zone C et menacés par les colons vont également se rendre au bureau central de la police israélienne pour faire un signalement », explique Abdelatheem Owada.

Dans une parcelle voisine, Fatah Abu Raideh et sa famille travaillent leur terre. « Cela fait douze ans que nous cultivons nos figuiers, nos oliviers et nos vignes. Mon frère et moi, aidés de toute la famille, avons entamé la construction d’une maison comprenant une salle de bain, une terrasse et une chambre sur cette terre il y a trois semaines. C’est notre droit. La différence avec les colons, c’est qu’eux construisent sur des terres qui ne leur appartiennent pas. Si nous avons choisi de participer au projet de construction, c’est parce que je veux faire quelque chose qui confirme mon existence. Nous espérons achever la maison avant le début du ramadan (aux environs du 10 juillet 2013) », explique l’homme.

Cette famille se souvient très bien qu’en 2011, six colons étaient venus se baigner dans leurs puits pour souiller l’eau.

Les habitants de Qusra les avaient d’ailleurs arrêtés avant d’appeler le gouverneur de Naplouse qui leur avait conseillé de les relâcher. Une fois chose faite, l’un des colons avaient tiré sur les villageois, blessant l’un d’entre eux.

En 2012, les colons avaient également saccagé plusieurs oliviers âgés d’une quinzaine d’années appartenant à la famille Fatah Abu Raideh.

« Les colons veulent s’en prendre à tout ce que nous avons. Mais si l’on se défend, c’est tout notre village qui va payer », ajoute le paysan. 

La famille Mohamadieh Bairoute Hassan, dernière cible des colons, va reconstruire ce qui a été détruit et ajouter des fenêtres et des portes à la bâtisse. Elle attend que le croissant rouge vienne constater les dégâts.

 

 

 

 

 

 

 

Elsa GRIGAUT. Photos Claire GOULOIS. Avec l’aide précieuse de Shadi.

1 : Zone A : Officiellement, l’autorité Palestinienne y exerce une pleine souveraineté (environ 3% de la Cisjordanie.

Zone B : officiellement, s’applique à 27% de la Cisjordanie. L’administration civile est gérée par l’Autorité Palestinienne tandis que les autorités militaires israéliennes contrôlent le territoire.

Zone C : s’applique au reste de la Cisjordanie. L’Autorité Palestinienne n’y exerce aucune souveraineté.







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