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« Sanctionner les entreprises qui participent à la colonisation israélienne » AFPS 59/62

    Tony Blair, envoyé spécial du Quartet au Moyen-Orient, éclaire d’un jour cru la « reprise des négociations israélo-palestiniennes » dans une interview au « Monde » des 5/6 septembre. Celui qui envoya 173 soldats britanniques se faire tuer dans le cadre de l’agression de l’Amérique de Bush contre l’Irak déclare notamment : « nous avons de bonnes chances d’arriver à un accord ». C’est présenté comme des chances de « paix », comme si il pouvait y avoir la paix sans la justice. A propos d’un Etat palestinien Tony Blair indique : l’ « Autorité palestinienne est en train de bâtir une économie et un Etat. J’étais à Naplouse (…) la semaine dernière (…) Aujourd’hui le taux de chômage, qui était de 30% il y a un an, est tombé à 12%. L’économie de casino, un « Etat » croupion voilà qui entraîne très loin de la résistance populaire palestinienne, y compris à Naplouse, comme de l’application des droits nationaux du peuple palestinien. Tout ceci avec la bénédiction d’une Europe des permis de tuer délivrés à Israël. 

     Il appartient au peuple palestinien et à ses organisations de résistance de faire les choix qui leur incombent concernant ces « négociations ». Pour sa part l’AFPS Nord-Pas de Calais travaille à l’unité la plus large afin de développer dans la région la solidarité de lutte avec le peuple palestinien, face à une expulsion qui se poursuit, notamment à Jérusalem. C’est dans ce cadre qu’elle poursuit sa campagne contre Veolia, transporteur colonial avec le tramway de Jérusalem. La campagne de masse est en cours afin que la communauté urbaine de Lille, à l’image de Stockholm, de Dublin ou Swansea, écarte Veolia du marché des transports urbains. C’est une exigence politique et morale. Cette campagne se situe dans la perspective d’une session du tribunal Russel sur la Palestine à Londres fin novembre, consacrée aux entreprises qui soutiennent la colonisation israélienne. Pour la région, le rendez-vous se situe le 12 octobre , en soirée à la MEP à Lille. 

     L’appel de 2005 des organisations palestiniennes au Boycott-Désinvestissement-Sanctions contre Israël, est aussi l’appel du mouvement syndical palestinien. l’action de soutien au peuple palestinien dans le Nord-Pas de Calais est menée depuis plusieurs années en liaison avec le mouvement syndical régional. Il y a une composante forte des forces populaires régionales dans la solidarité. Ces forces ont besoin de se rencontrer, de s’unir. Comment faire face unis, par exemple, à une multinationale, comme Veolia, aussi impliquée dans la colonisation israélienne ? Elles commencent à préparer ensemble une nouvelle flottille pour la levée du blocus de Gaza. L’AFPS Nord-Pas de Calais se trace la perspective d’une rencontre unitaire du monde du travail, dans ses différentes composantes, au premier semestre 2011, dans le cadre d’un soutien à la résistance populaire palestinienne 

    Lille le 9 septembre 2010

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Raciste le tramway ? Bien sûr que oui!


publié par MIFTAH le 25 août 2010

http://www.miftah.org/Display.cfm?DocId=22495&CategoryId=13

Par Joharah Baker 

  

Le tramway est raciste par nature puisqu’il servira essentiellement à relier des colonies et à renforcer encore la main mise d’Israël sur Jérusalem. 

Mes deux enfants, mon fils surtout, adorent entrevoir les nouveaux trains tout brillants que l’on essaie ces jours ci à Jérusalem. Quand on va à Ramallah, si on a « de la chance », on peut voir les trains faire des essais le long de la route principale, qui se dirigent vers où commence Shuafat. 

Dans n’importe quel autre pays, ce serait une évolution magnifique –un service public nécessaire et efficace, pour tous. Mais ici ce n’est pas n’importe quel autre pays, c’est Israël et Jérusalem occupée et l’enthousiasme juvénile des mes enfants ne durerait pas longtemps s’ils comprenaient les ramifications racistes du tramway de Jérusalem. 

Mis à part les raisons usuelles pour construire un tram, au rang desquelles l’amélioration de la circulation dans la ville bloquée par des bouchons qui durent des heures, les motivations politiques sont horribles. Le tramway est essentiellement un service pour les colonies illégales dans Jérusalem et autour, qui les relie entre elles et au centre de Jérusalem. C’est un service pour les juifs israéliens qui préfèrent éviter les bouchons du matin et prendre le tram pour aller au travail tous les jours. Ca l’est aussi pour l’adolescent israélien qui veut faire un saut au centre commercial avant la nuit, tout comme pour les 300 000 colons juifs vivant sur la terre palestinienne occupée afin qu’ils se sentent partie intégrante de la capitale éternelle réunifiée d’Israël. 

Ca l’est, qui plus est, pour les dirigeants israéliens qui veulent consolider le contrôle israélien sur Jérusalem de façon aussi rapide et permanente que possible. Le tram sert le même objectif que le mur et les check-points. Il exclut les Palestiniens et enferme la cité dans une enveloppe juive hermétiquement scellée. 

Cependant, l’itinéraire du tram comporte trois arrêts à Shuafat, une banlieue palestinienne de Jérusalem. Shuafat se trouve en face de la colonie de Pisgat Zeev et juste en bas de la route qui mène à French Hill, il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le tram s’y arrête. Rien d’étonnant non plus que les responsables de la municipalité de Jérusalem présentent cela comme preuve que le tramway dessert tous les Jérusalémites, palestiniens comme israéliens. 

Ce qui est surprenant, c’est jusqu’où ils vont dans leur petite comédie. C’était presque drôle de lire l’autre jour dans Haaretz comment des responsables de la municipalité ont été irrités par une enquête d’opinion menée par le Consortium CityPass, la compagnie qui a obtenu le marché du tramway. Ce sondage demandait aux habitants si ça leur posait problème que les Palestiniens utilisent leur tram. Deux des questions disaient : « Il y a trois arrêts à Shuafat ; est ce que cela vous préoccupe ? » et « Tous les passagers, juifs et arabes, peuvent entrer librement dans le tram, sans contrôle de sécurité ; est ce que cela vous préoccupe ? » 

Un responsable municipal, le directeur général Yair Maayan, furieux, a dit que les questions étaient racistes. « Nous avons été stupéfaits de voir qu’une compagnie commerciale privée a osé aborder ce sujet, poser des questions racistes comme celles-là et créer des troubles et du ressentiment dans la cité, » a écrit Maayan dans une lettre à CityPass. Incroyable que tout à coup la municipalité de Jérusalem –je devrais dire de Jérusalem Ouest- soit si préoccupée par le racisme dans la ville ? Etant donné la perception qu’ont les Israéliens des Palestiniens, la question est légitime parce que nous savons tous la discrimination que les Israéliens font subir aux « Arabes ». Nous savons aussi que le gouvernement israélien a endoctriné la population juive d’Israël, lui instillant la peur et la méfiance des Palestiniens en général. C’est ce qui a pour partie causé le succès de ses justifications sécuritaires. 

Parce que les Palestiniens sont si déshumanisés, parce qu’ils sont tellement « enclins à la violence », Israël a pu justifier ses supposées mesures sécuritaires à pratiquement tous les niveaux. Ceci a conduit, je pense, à une défiance et des suspicions collectives et stéréotypées à l’encontre des Palestiniens, une situation à laquelle CityPass pensait de toute évidence qu’il fallait s’atteler. 

Mais ce n’est pas ce que je voulais surtout dire. Ce que je voulais dire c’est que le tramway est raciste par nature puisqu’il servira essentiellement à relier des colonies et à renforcer encore la main mise d’Israël sur Jérusalem. Il n’y a pas d’arrêt pour les Palestiniens du camp de réfugiés de Shuafat, ni pour ceux de Beit Hanina ou des villages qui entourent Jérusalem. Aussi, que la municipalité se mobilise pour une question “raciste” est absurde et c’est nous prendre pour des imbéciles. Le tramway n’est pas fait pour tous les citoyens de Jérusalem et le fait que quelques Palestiniens le prennent parfois n’est en rien une preuve d’égalité. 

Alors, pourquoi cacher les intentions véritables ? La municipalité doit feindre l’égalité parce qu’Israël prétend que Jérusalem est une ville unie pour tous ses habitants. Nous savons tous que c’est une autre farce. L’énorme différence entre Jérusalem est et ouest est une preuve suffisante de la politique discriminatoire menée par Israël. Pourtant, à première vue, Israël a trop à perdre si son tram est critiqué comme étant raciste. 

Ces dernières années ont vu suffisamment de mauvaise publicité autour de la construction du tram, avec le mouvement BDS qui faisait pression sur plusieurs compagnies afin qu’elles retirent leur argent du projet au motif qu’il est illégal (après tout, il relie des colonies illégales sur une terre illégalement occupée). La compagnie française Véolia a apparemment retiré la plupart de ses parts dans le projet l’an passé, à la suite de pressions des groupes favorables au boycott et au droit. Elle a aussi apparemment perdu des contrats pour environ 7 millions de dollars à cause de son implication dans le tramway. 

Mais il n’est pas besoin de CityPass, de la municipalité de Jérusalem ou même du tracé du tramway pour mettre en évidence le racisme d’Israël à l’encontre des Palestiniens. Il suffit de lire certains commentaires blessants sous l’article de Haaretz. L’une des réponses, « Les Arabes n’ont qu’à utiliser des ânes », amène « Après tout ce sont des ânes eux-mêmes et ils se comportent comme eux ». Un autre répond : « Ca montre que la menace du terrorisme est endémique. La question n’a rien à voir avec la race. Il s’agit d’empêcher que des passagers innocents soient massacrés ». 

Pour nous, Palestiniens, il n’y aura aucun honneur à voyager dans le tram quand il sera finalement terminé et en fonctionnement. Si mes enfants veulent y voyager un jour par curiosité, je serrerai les dents et je monterai pour un unique trajet. La dernière chose qu’il me faut c’est de me retrouver dans une colonie israélienne minable construite sur la terre qui appartient légitimement aux Palestiniens.

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Liberté pour Salah Hamouri ! 

Les soussignés, membres du « Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » tiennent aujourd’hui 4 septembre à manifester solennellement leur indignation devant le fait que depuis 2.000 jours un jeune franco-palestinien de 25 ans, le jeune Salah Hamouri, est en prison dans les geôles israéliennes.

Il n’a commis aucun crime ni aucun délit mais malgré cela il a été condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien d’occupation installé en pleine Cisjordanie. De naissance franco-palestinien, il n’est« que » Français de jure du fait de l’occupation israélienne de Jérusalem-Est où il réside le prive de la dimension palestinienne de sa bi-nationalité comme sont privés de toute nationalité les Palestiniens vivant dans cette partie de la ville.

Tandis que les autorités françaises se sont portées « au secours » de tous les Français victimes d’arbitraires à l’étranger, dans le cas présent elles restent particulièrement silencieuses et le Président la république refuse même de recevoir, à la différence notable de tous les autres cas connus, Denise Hamouri, la mère de Salah.

Salah Hamouri est aujourd’hui le seul Français dans le monde à être en prison uniquement pour des raisons politiques, lui qui ne cache pas son refus de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens occupés, inclus Jérusalem-Est.

Si rien n’est fait pour le libérer, entré en prison à l’âge de 20 ans, Salah Hamouri en sortira à l’âge de 27 ans. Ce n’est pas supportable pour lui ni pour ce que doit défendre la France  sans aucune exclusive dans le monde : les droits de l’homme qui sont universels ou ne sont pas.

Le « deux poids, deux mesures » dont est victime Salah Hamouri de la part des autorités française n’a que trop duré.

Nous, soussignés, demandons avec force que celles-ci se mobilisent enfin réellement pour obtenir des autorités israéliennes, comme elles le peuvent, la libération de notre jeune compatriote. C’est la politique qui a mis Salah en prison. C’est la politique, et rien d’autre, qui l’en sortira.

Plus que jamais, en ce 4 septembre 2010, tandis que Salah Hamouri est en prison depuis 2.000 jours alors qu’il devrait être libre nous demandons au Président de la république et au gouvernement d’intervenir fermement pour obtenir la :

Libération de Salah Hamouri ! 

 Les premiers signataires : 

  

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui  (ACCA) -  Alliance for Freedom and Dignity (AFD) -  Américains contre la guerre (AAW) -  Association des Tunisiens en France (ATF) -  Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR)  -  Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) -  Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) -  Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) -  Collectif des Musulmans de France (CMF) -  Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence -  Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) -  Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) -  Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) -  Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) -  Confédération Générale du Travail (CGT) -  Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) -  Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)-  Fédération Syndicale Unitaire (FSU) -  Gauche Unitaire (GU) -  La Courneuve-Palestine -  Le Mouvement de la Paix -  Les Alternatifs -  Les Femmes en noir -  Les Verts -  Ligue des Droits de l’Homme (LDH) -  Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) -  Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) -  Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) -  Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) -  Parti Communiste Français (PCF) -  Parti de Gauche (PG) -  Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) -  Union Juive Française pour la Paix (UJFP) -  Union syndicale Solidaires 

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